Les Profs

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mai 042013
 

Les ProfsPour faire court car le film ne mérite pas d’en parler des heures, Les Profs est clairement dédié à un jeune public, qui au vu des rires dans la salle, saura apprécier cet humour potache à base de sketchs faciles.

Le scénario est évidemment navrant, voir inexistant, les scènes s’enchaînent sans logique en essayant bon an mal an de suivre un fil conducteur abracadabrant et prévisible. Comme toujours, les seuls gags presque drôles sont ceux de la bande annonce, dommage car on en aurait espéré un peu plus autour des salles de classe, je trouve que les circonstances ne sont pas assez exploitées et qu’il y avait matière à faire beaucoup plus drôle et pertinent. Mais l’objectif était clairement de faire les blagues les plus grosses possibles donc plutôt éculées et pas forcément amusantes pour tout le monde.

Le jeu d’acteur est très médiocre, on sent bien d’ailleurs que les ados surjouent, ce sont caricatures et surenchères en permanence, et c’est rapidement lassant. Par contre il faut admettre que le rythme est très constant et le film dynamique. On ne verra donc pas vraiment le temps passer mais sans y avoir pris grand plaisir.

J’avais déjà trouvé la BD assez moyenne, et le film est du même acabit. A voir à la télé, et encore …

Synopsis
Avec ses 12% de réussite au bac, le lycée Jules Ferry est le pire lycée de France. Ayant déjà épuisé toutes les méthodes conventionnelles, l’Inspecteur d’Académie, au désespoir, s’en remet aux conseils de son Adjoint. Ce dernier lui propose de recruter une équipe de professeurs selon une nouvelle formule : aux pires élèves, les pires profs pour soigner le mal par le mal… C’est sa dernière chance de sauver l’établissement, à condition de dépasser le seuil des 50% de réussite au bac. L’inspecteur accepte, pour le meilleur… et pour le pire.

Sortie en salle le 17 avril 2013
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=109860.html

La Cage Dorée

 Posted by at 16 h 39 min  Cinéma  No Responses »
mai 042013
 

La Cage DoréeUn adorable film sans prétentions, qui a le mérite de toucher par sa justesse, ses acteurs attachants et son histoire pleine de piquant et de réalisme.

Virevoltant sans cesse entre émotion et humour, La cage dorée nous raconte la vie très simple de cette famille de portugais, elle concierge, lui ouvrier du bâtiment, dont la gentillesse naturelle fait qu’ils sont surexploités sans s’en rendre compte par leurs employeurs. Cette injustice provoque évidemment l’empathie du spectateur et donc suscite un intérêt qui restera constant jusqu’à la fin.

Les aléas du destin vont heureusement pousser ces immigrés à se remettre en question, et revoir leurs relations avec leur entourage, prenant d’abord conscience qu’ils se font abuser, puis allant jusqu’à retourner la situation à leur avantage … car oui ils ont bien compris qu’ils sont indispensables !

Porté par des acteurs excellents ( nous fait un sans faute), par une équipe portugaise pleine de vie et de malice, par un Roland Giraud et surtout une Chantal Lauby qui nous exacerbent tous les clichés habituels sur les portugais, et par de nombreuses situations cocasses et réjouissantes (car oui ne nous leurrons pas, nous adorons voir nos héros prendre leur revanche), nous passons 1h30 en plein dépaysement culturel pour le plus grand ravissement de nos zygomatiques. A découvrir sans hésitations !

Synopsis
Dans les beaux quartiers de Paris, Maria et José Ribeiro vivent depuis bientôt trente ans au rez-de-chaussée d’un bel immeuble haussmannien, dans leur chère petite loge. Ce couple d’immigrés portugais fait l’unanimité dans le quartier : Maria, excellente concierge, et José, chef de chantier hors pair, sont devenus au fil du temps indispensables à la vie quotidienne de tous ceux qui les entourent. Tant appréciés et si bien intégrés que, le jour où on leur offre leur rêve, rentrer au Portugal dans les meilleures conditions, personne ne veut laisser partir les Ribeiro, si dévoués et si discrets. Jusqu’où seront capables d’aller leur famille, les voisins, et leurs patrons pour les retenir ? Et après tout, Maria et José ont-ils vraiment envie de quitter la France et d’abandonner leur si précieuse cage dorée ?

Sortie en salle le 24 avril 2013
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=109860.html

The Grandmaster

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avr 242013
 

The GrandmasterAprès Oblivion qui n’a vraiment rien à voir avec ce film, c’est étrange de constater que mon ressenti est pourtant très similaire. Un film avec une image splendide mais bâclé et mal construit au niveau histoire et intérêt. Oui c’est valable aussi pour The Grandmaster.

Une énième reconstitution de la vie du grand maître de Bruce Lee dont on en attendait des combats épiques et des chorégraphies impressionnantes comme seul est capable de le produire le cinéma asiatique. Hélas les combats ne sont que de courts passages du film, ce dernier s’intéressant beaucoup plus aux grandes familles qui maîtrisent les arts martiaux, et à la vie des deux personnages principaux dans un pays en guerre et en pleine mutation, à la relation entre Ip Man (non ce n’est pas un superhéros :) ) et Gong Er, et à leur amour manqué.

Le scénario est une catastrophe à suivre, c’est sûr déjà que nous ne sommes pas aidés par notre méconnaissance de l’histoire et de la culture des arts chinois, mais surtout la trame est chaotique, difficile d’y trouver un fil auquel s’accrocher, cela part dans tous les sens, cela saute d’un passage à un autre, et pire encore, ce qui nous est montré est sans le moindre intérêt. Ce film est tout en longueurs, ralentis et travelling interminables, on en vient même au début d’une nouvelle scène à prier pour qu’elle soit moins soporifique que la précédente.

Quel dommage pourtant car la qualité de l’image est magnifique, des décors sublimes, des costumes travaillés, de belles couleurs et lumières, mais c’est vraiment insuffisant pour accrocher le spectateur pendant 2h. Et les combats, tous trop courts, sont filmés en plan trop rapproché, ne permettant pas d’avoir le recul suffisant pour savourer la danse de ces arts. Une construction d’histoire abracadabrante (même le méchant n’est finalement pas important dans l’intrigue) qui me laissera dépité, sinon endormi.

Synopsis
Chine, 1936. Ip Man, maître légendaire de Wing Chun (un des divers styles de kung-fu) et futur mentor de Bruce Lee, mène une vie prospère à Foshan où il partage son temps entre sa famille et les arts-martiaux. C’est à ce moment que le Grand maître Baosen, à la tête de l’Ordre des Arts Martiaux Chinois, cherche son successeur. Pour sa cérémonie d’adieux, il se rend à Foshan, avec sa fille Gong Er, elle-même maître du style Ba Gua et la seule à connaître la figure mortelle des 64 mains. Lors de cette cérémonie, Ip Man affronte les grand maîtres du Sud et fait alors la connaissance de Gong Er en qui il trouve son égal. Très vite l’admiration laisse place au désir et dévoile une histoire d’amour impossible. Peu de temps après, le Grand maître Baosen est assassiné par l’un de ses disciples, puis, entre 1937 et 1945, l’occupation japonaise plonge le pays dans le chaos. Divisions et complots naissent alors au sein des différentes écoles d’arts martiaux, poussant Ip Man et Gong Er à prendre des décisions qui changeront leur vie à jamais…

Sortie en salle le 17 avril 2013
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=146716.html

Oblivion

 Posted by at 15 h 35 min  Cinéma  No Responses »
avr 132013
 

OblivionOblivion démarre en beauté, avec une introduction qui nous plonge directement dans un bon classique de SF : une terre dévastée, un décor post-apocalyptique, des aliens envahisseurs, et de la technologie parfaitement maîtrisée, épurée et aseptisée.

Le rythme est lent, propice à la mise en place d’une ambiance qui sied bien à l’univers : des étendues désertiques, un habitat sécurisé dans les nuages, un seul couple d’humain et quelques drones en patrouille, de nombreuses questions sans réponses. On se laisse donc prendre par l’intrigue et porter jusqu’au milieu du film avec beaucoup de plaisir.

Puis arrive la résolution, notre héros comprend qui il est et dans quel monde qui évolue vraiment, découvre que tout ce qu’il croyait est faux, et se remet donc en question. La seconde moitié du film va être de suite moins passionnante, on se doute déjà de la fin, l’histoire est maintenant rythmée par quelques scènes d’action sans intérêt, de sacrées longueurs liées à l’introspection du héros, de légères incohérences et facilités de scénario, un méchant qui se fait aisément bluffer, bref … on commence à s’ennuyer, un peu déçu par le tournant stéréotypé que prend cet Oblivion.

Certes on se régale de croiser Morgan Freeman ou Nikolaj Coster-Waldau (maintenant célèbre pour jouer Jaime Lannister dans Game of Thrones) mais ce ne sont que des rôles très dispensables. Certes les effets spéciaux sont une réussite tant ils s’intègrent à merveille dans la réalité. Certes Tom Cruise est parfait dans son rôle, allègrement épaulé par les deux belles Andrea Riseborough et Olga Kurylenko. Mais au final on n’en retient qu’une histoire manquant de profondeur et de crédibilité, des dialogues assez ceux, un film qui dure beaucoup trop longtemps et une fin décevante.

Ceci étant, rien que pour avoir réussi à nous planter un bon background de SF comme on en voit hélas que trop rarement, avec des images de très grande qualité et une caméra parfaite, ainsi qu’une excellente bande son, Oblivion mérite un détour en salle obscure. A voir donc, mais sans en attendre un divertissement mémorable.

Synopsis
2077 : Jack Harper, en station sur la planète Terre dont toute la population a été évacuée, est en charge de la sécurité et de la réparation des drones. Suite à des décennies de guerre contre une force extra-terrestre terrifiante qui a ravagé la Terre, Jack fait partie d’une gigantesque opération d’extraction des dernières ressources nécessaires à la survie des siens. Sa mission touche à sa fin. Dans à peine deux semaines, il rejoindra le reste des survivants dans une colonie spatiale à des milliers de kilomètres de cette planète dévastée qu’il considère néanmoins comme son chez-lui.

Vivant et patrouillant à très haute altitude de ce qu’il reste de la Terre, la vie « céleste » de Jack est bouleversée quand il assiste au crash d’un vaisseau spatial et décide de porter secours à la belle inconnue qu’il renferme. Ressentant pour Jack une attirance et une affinité qui défient toute logique, Julia déclenche par sa présence une suite d’événements qui pousse Jack à remettre en question tout ce qu’il croyait savoir.

Ce qu’il pensait être la réalité vole en éclats quand il est confronté à certains éléments de son passé qui avaient été effacés de sa mémoire. Se découvrant une nouvelle mission, Jack est poussé à une forme d’héroïsme dont il ne se serait jamais cru capable. Le sort de l’humanité est entre les mains d’un homme qui croyait que le seul monde qu’il a connu allait bientôt être perdu à tout jamais.

Sortie en salle le 10 avril 2013
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27405.html

Boule & Bill

 Posted by at 16 h 26 min  Cinéma  No Responses »
mar 132013
 

Boule & BillSans être un grand divertissement, ce Boule et Bill est une curiosité mais de qualité très irrégulière. En premier lieu tout l’univers des années 70 est fidèlement reconstitué et va toucher profondément la nostalgie de la génération de cette époque (dont je suis). Décors, vêtements, musiques, jeux d’enfants, et même le générique d’intro vont vous faire revenir en arrière et vous faire des dizaines de clins d’oeil très réussis, faisant resurgir tous vos souvenirs d’enfance.

Ensuite la première partie du film, avec la découverte de la famille, du cocker, de la tortue, jusqu’à l’arrivée dans le nouvel appartement, est plutôt bon enfant. Sympathique, sans tirer de grands rires, on se laisse cependant entraîner avec plaisir par ces deux héros roux, leur univers de banlieue qui nous parle, leurs pensées et leurs aventures.

Dommage que la suite soit moins bien construite, le film s’enlise pour sa deuxième partie dans un rythme mollasson, une histoire sans intérêt qui traîne en longueur, et une absence de gags pourtant chers à cette BD. On en ressort finalement déçu, parce qu’il y avait un réel potentiel, parce que connaissant les histoires d’origine il y avait matière a divertir et dynamiser tout du long.

Un Dubosc pas trop mal, une excellente Marina Foïs, un Boule et un Bill plutôt bien choisis, les mignonnes pensées du cocker racontée par Manu Payet, mais un manque flagrant de fil conducteur pour conserver l’attention du spectateur. Il aurait été préférable de se contenter d’une suite de sketchs comme dans la BD. Je pense que le film n’a de faible intérêt que pour la génération de l’époque. Gentillet mais à voir plutôt à la TV.

Synopsis
Tout commence à la SPA. Un jeune cocker se morfond dans sa cage. Il ne trouve pas les maîtres de ses rêves. Soudain, apparaît un petit garçon, aussi roux que lui. Qui se ressemble s’assemble : c’est le coup de foudre. Pour Boule et Bill, c’est le début d’une grande amitié. Pour les parents, c’est le début des ennuis… Et c’est parti pour une grande aventure en famille !

Sortie en salle le 27 février 2013
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=134691.html