Wakfu

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mar 182012
 

Après la réussite de Dofus sorti en 2004 (et auquel je n’ai pas joué, ayant toujours considéré ce type de jeu bon uniquement pour les enfants… ce qui en fait n’est pas vraiment le cas), la société française Ankama a ouvert après 5 longues années de développement l’univers de Warku fin février 2012.

Conservant l’identité visuelle de Dofus, ce jeu est réalisé en Flash et permet donc de jouer sur tous types de machines. Ceci étant il faut relativiser, car si l’application graphiquement n’est pas très poussée, elle nécessite quand même une haute dose de calculs et mettra votre processeur fortement à contribution. Le jeu est rapidement téléchargeable, un compte sur le site suffit à lancer l’application, et vous pouvez le découvrir gratuitement, mais ne vous leurrez pas, Wakfu n’est pas un Freetoplay comme Ankama ose si fièrement l’annoncer. Les limitations pour les joueurs gratuits sont tellement drastiques (impossible de grouper, de vendre, de tuer des boss, de faire des donjons) que ce Freetoplay n’est en fait qu’un trial ou tutorial déguisé, si vous voulez vraiment profiter du jeu, il vous en coûtera 5€ par mois.

Images de Wakfu

La prise en main est loin d’être immédiate, le jeu n’est clairement pas accessible à ceux qui ne se donneront pas la peine de chercher, réfléchir, tester, explorer. Le concept est loin des jeux auxquels nous sommes confrontés : aucune aide, des interactions nombreuses avec objets et créatures fournissant une quantité importante d’objets dont on ne sait que faire, classes de personnages très originales imposant de s’y investir pour en comprendre et maîtriser les mécaniques, un univers axé sur l’artisanat et la politique … non c’est évident que Wakfu n’est pas un jeu comme les autres.

Qu’est-ce qui m’a fait accrocher ? Justement cette obligation de se creuser un peu les méninges pour s’immerger dans un univers sortant des sentiers battus, et aussi une très haute dose d’humour basée sur les jeux de mots. On sent bien la société française derrière tous les textes, qui se régale à faire des noms de lieux, de classes, de créatures qui feront toujours sourire. Ainsi dans les monstres vous allez croiser des wapins (lapins), des pious et des tofus (oiseaux), des bouftons (moutons), des chachas (non là vous avez compris), des pichons (poissons). Dans les lieux les rues s’appellent chausée Omwane, le faubourg de la sainte eau dorée, place Moêlleselle, allée Pinard, la nation de Brakmar (oui oui ok). Les noms des classes vont surprendre : le Cra, l’Enitrof, l’Ecaflip, le Xelor, l’Osamodas … je vous laisse l’indice, c’est du simple verlan :) Et cela vous donnera le style de jeu de la classe : l’Archer évidemment, le Fortune qui peut augmenter les loots, le Pileface qui joue ses combats aux dès, le Rolex qui influe sur le temps, …  et aussi le Sram, le Féca ou le Iop, noms tout simplement donnés parce que l’équipe de développement s’est gavée de Mars, de café et de Iop pendant la réalisation.

Vous l’avez compris, pas un mot ou une phrase descriptive ne manque d’humour, encore faut-il parfois en comprendre le sens caché, mais l’ensemble de l’univers prête à sourire.

Ensuite le jeu par lui même est orienté vers les deux classiques modes :

Le combat qui est du tour par tour (30s maxi le tour), qui permet de jouer en groupe de 6 et d’utiliser une belle quantité de tactiques, interactions ou complémentarités avec les différentes classes. Chaque combat est stratégique, le positionnement, les sorts qui touchent alliés comme ennemis (il n’est pas rare de soigner un monstre), les pouvoirs spécifiques à chaque classes qui imposent des actions ou mouvements pas forcément toujours évidents pour les autres. Je repense par exemple au Cra qui à des talents pour repouser les ennemis, permettant aussi de sauver ses alliés en difficulté en les éloignant du contact des monstres.

Un combat en groupe avec un ennemi de force équivalente prendra toujours une dizaine de minutes, je vous incite à jouer entre amis et avec le vocal afin de commenter et comprendre les actions de chacun et définir les meilleurs stratégies. Le monde est parsemé de donjon que se font en général assez rapidement (3 à 5 combats, compter entre 30mn et 1h) et qui donnent un peu de challenge et surtout de loots utiles.

Classiquement avec les combats, vous aurez de l’xp qui fera progresser votre niveau principal (jusqu’à 60 actuellement avec pour objectif de monter à 200 au final), mais aussi les différents sorts que vous utiliserez le plus. Donc plus vous lancez le même pouvoir, plus puissant il sera. Les points gagnés avec les niveaux seront à répartir dans différents talents montant votre personnage, sa puissance ou certaines compétences spécifiques à sa classe (la distance du tir ou les coups critique pour le Cra, la chance d’augmenter ses loots pour Enitrof …).

Jouer à Wakfu uniquement en combattant est la partie simple et accessible du jeu. L’autre mode, le plus enrichissant, c’est l’artisanat. Là il y a matière : 6 métiers de récolte (mineur, paysan, herboriste, forestier, trappeur et pêcheur), 16 métiers d’artisan (armes et armures, nourriture, menuisier, bijoutier, maroquinier …).

Tous les territoires ne sont qu’une vaste terre fertile dans laquelle selon les lieux vous pourrez planter tel ou tel type d’arbre (pour le bois ou les fruits), légume ou fleur, chaque monstre pourra être trait ou dépecé, ou lâchera des composants, et vous vous retrouverez très vite avec un inventaire (minuscule) débordant d’éléments dont vous savez, ou le plus souvent, ne savez que faire :) Même la monnaie est une recette d’artisanat, les Kamas se forgent à partir du fer, inutile de préciser que cette ressource est donc très convoitée. D’ailleurs c’est encore une des particularités de Wakfu : il n’y a aucun vendeur NPC, tout ce que vous trouvez, soit vous arrivez à le vendre aux autres joueurs, soit vous l’utilisez en artisanat, soit le plus souvent, vous le supprimez. Le seul moyen de faire des sous c’est donc de miner ou de vendre ses créations.

Si je trouve intéressant et même reposant de pouvoir planter ses graines et en récolter les fruits, car c’est un travail paisible et constructif, voir parfois même collaboratif puisque tout appartient à tout le monde, vous allez vous en douter avec ce principe on tombe aussi rapidement dans l’énorme travers de Wakfu : sa communauté. Car tout le monde peut venir détruire, saccager, ou profiter de votre travail et du temps passé sans que vous n’y puissiez rien. Et là c’est une véritable catastrophe, car ce monde virtuel est peuplé des mêmes êtres innommables qui hantent le monde réel : les irrespectueux que je classe en trois catégories :
– les très jeunes qui n’ont pas encore compris que toute peine mérite salaire, qui pensent que tout ce qui est à portée est à eux, et qui surtout n’ont pas la patience d’attendre que les choses poussent ou grandissent pour en profiter,
– les ados qui sont en pleine rébellion boutonneuse et qui profitent d’être cachés derrière leur pc pour pourrir impunément et gratuitement la vie de tout le monde, des ados quoi ! :)
– et l’universelle catégorie du con, qui lui ne joue que pour sa gueule et bénéficie de tous vos efforts juste pour sa progression personnelle, considérant que le jeu est à tout le monde et que donc le vol est normal, considérant qu’il peut attendre patiemment à côté de vous que vos récoltes soient à maturité pour les prendre avant vous avec un rire sardonique, considérant pouvoir vous agresser (vous pouvez attaquer, sous perte de faction, un joueur sans son accord) pendant que vous récoltez un rare filon de fer parce qu’il a 30 lvls de plus que vous.
Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas rencontré un aussi impressionnant pourcentage de gens qui ne savent pas jouer en communauté ni respecter le temps passé par les autres. Hélas cela nuit à votre implication dans le jeu, et comme il est évident que je ne vais pas me transformer en abruti et faire la même chose pour me venger, j’abandonne parfois mes trésors aux vautours insassiables qui n’attendent même pas que la viande soit froide.

Pourtant l’artisanat est sympathique, les recettes nombreuses, les objets réalisés utiles pour vous équiper, les monstres n’étant pas agressifs (au contraire des joueurs :) ), vous pouvez vous balader partout et ensemmencer toute terre fertile pour récolter, sans avoir besoin d’un niveau de personnage élevé.

Il y a heureusement une parade contre le pillage, c’est le havre-sac : votre maison personnelle portative que vous allez pouvoir agrandir avec des loots spéciaux trouvés sur les boss des donjons, vous pourrez donc y avoir un jardin personnel dans lequel seul vous (ou vos amis autorisés) pourrez récolter. Ce havre-sac sert aussi de magasin de vente dans lequel vous mettez en vitrine ce que vous proposez, et sert bien sûr d’appartement que vous pouvez décorer avec des objets souvent abracadabrants, issus du menuisier ou des récompenses de donjons. Pour le moment ces compléments de havre-sac sont tellement rares que je n’en ai pas vu un seul.

En plus du leveling et de l’artisanat, Xakfu a aussi une part de politique puisque vous pouvez vous présenter comme président de votre nation, vous faire élire, et ainsi édicter les lois qui définissent autres autres les diverses taxes appliquées sur les ventes. Vous pouvez aussi déclarer la guerre aux trois autres nations, et transformer le terrain de jeu en un véritable champ de bataille de pvp ouvert. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir un haut level ennemi venir trancher sauvagement dans vos rangs.

Tout ceci fait de Wakfu un jeu très riche, qui nécessite un effort d’investissement et de patience pour en comprendre les méandres et astuces, et dans lequel vous ne pourrez apprécier votre classe de personnage sans en avoir bien lu et compris les différents talents. Très agréable à jouer en groupe (d’ailleurs le solotage est vite rébarbatif et limitatif, les ennemis devenant coriaces et nombreux avec les niveaux), les combats vous obligent à un minimum de réflexion pour correctement jouer votre classe en complémentarité avec vos amis. Et je n’ai pas ressenti cette course à l’armement et au lvl qu’on retrouve souvent dans les MMO classiques, ici le jeu c’est de prendre son temps, il y a beaucoup à faire et cela nécessite pas mal de patience, la finalité n’est surtout pas d’atteindre le dernier niveau (il n’y a plus rien ensuite), mais d’avoir fait progresser les métiers et compétences qui vous font plaisir.

Wakfu aurait donc pu être une belle réussite, mais il lui manque encore des méthodes pour protéger les joueurs ou réguler les chieurs, qui font que ce petit coin de paradis peut vite devenir un enfer. Et c’est encore Sartre qui avait raison et qui résumera tout ce que je pense de Wakfu : « L’enfer, c’est les autres ».

fév 262012
 

Les Royaumes d'Amalur : ReckoningUn test rapide sur ce RPG Action sorti le 9 février 2012 et qui a reçu de bonnes notes de la part des sites de jeux vidéos.

Plus d’images du jeu ici.

Vous incarnez comme toujours le sauveur du monde, l’être qui n’a pas de destinée et qui peut donc choisir sa propre voix et changer le cours du destin. Bon c’est assez bateau, même si l’univers est quand même inspiré par le prolixe auteur de fantasy R.A. Salvador (Les royaumes oubliés, les excellents cycle de Drizzt l’elfe noir). Restons terre à terre, sincèrement, l’histoire, n’a aucun véritable intérêt.

Graphiquement, c’est assez vieillot, pas de textures détaillées, c’est de la 3D qui n’est pas sans rappeler du Dungeon Siège ou du Divinity. Mais c’est coloré et bien animé, donc cela compense, et l’impression générale est plaisante. Les effets de combats et de magie sont visuellement explosifs et le personnage réagit plutôt bien.

La prise en main est immédiate, un création de personnage classique (personnalisation très poussée), un choix de race sans choix de classe, et vous entrez directement dans l’action. C’est en prenant des lvls que vous définirez dans quel arbre vous répartissez vos points, et orienterez ainsi votre perso vers le mage, guerrier ou voleur, ou pourquoi pas un mixe des deux ou des trois. L’idée est sympathique surtout que vous pouvez moyennement finances auprès d’un PNJ réinitialiser vos compétences quand bon vous semble. Marre de jouer avec le feu, recombinez tous vos points pour faire un voleur furtif. Pas besoin de reroll un personnage.

La première zone de jeu est verdoyante et agréable, prairies et forêts, donjons lugubres, cavernes sombres et humides, on apprécie évoluer dans ses décors variés et colorés. Les musiques sont réussies mais pas assez changeantes à mon goût. On récolte les quêtes auprès des PNJ croisés sur les chemins ou dans les villages, et on enchaîne les missions, explorant les recoins pour trouver des autels (buff temporaires) et des pierres des anciens (buffs permanents), fouillant en quête de coffres à déverrouiller (crochetage simpliste) ou à dissiper (protections magiques à casser, assez chiant), d’herbes à récolter pour l’alchimie, ou de gemmes pour l’enchantement.

Le début est vraiment une réussite, le personnage monte rapidement et permet de débloquer les premières capacités et coups spéciaux (combos). Puis on se rend assez vite compte que leur quantité est limitée et qu’on va jouer avec toujours les mêmes. Ceci rend les combats très répétitifs puisqu’on fini par aligner les 2 ou 3 coups les plus efficaces en permanence. Sachant que la difficulté n’est pas énorme, on passera au travers des obstacles sans véritable challenge.

L’artisanat est sans intérêt, l’alchimie, l’armurerie, l’enchantement sont simplistes et je préfère largement chasser le bon loot plutôt qu’essayer de fabriquer quoi que ce soit. Les compétences n’apportent rien sinon pour l’observation qui permet de voir les pièges et les trésors cachés.

Par contre le monde est gigantesque, j’ai mis plus de 20h à finir la première zone (en faisant toutes les quêtes), et il y en a 5 en tout. Mais je me lasse, j’ai compris à quoi ressemblait mon personnage et son évolution ne m’apportera plus grand chose, il est déjà surpuissant par rapport à son environnement, tout ce qui peut encore m’intéresser sera d’essayer de constituer les sets d’armures. Les quêtes sont peu dynamiques et variées, limite je préfère presque faire du bashing plutôt que de parler avec tous PNJ pour des objectifs peu originaux qui me font courir dans tous les sens. Heureusement qu’il est possible de se téléporter à tout moment n’importe où sur un lieu déjà visité, ce qui est d’ailleurs indispensable vu que vous passez votre temps à remplir votre inventaire.

Il m’étonnerait que je rejoue beaucoup à Reckoning, même si j’admets que le jeu est très bien fait et qu’il a une durée de vie considérable, je ne ressens aucune motivation ni intérêt à faire progresser mon personnage et à avancer dans l’aventure. Tout est redondant et trop facile. Très bien pour se changer les idées sans avoir à trop reflechir, mais pas d’immersion, je préfère largement retourner sur Skyrim, qui malgré mes +100h de jeu, me passionne toujours autant.

Je conseille Reckoning pour les casuals gamers, mais un gros joueur va très vite faire le tour des principes du jeu et s’ennuyer.

 

SWTOR – Beta

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nov 262011
 

Moins d’un mois avant la release officielle, Bioware effectue une béta fermée de SWTOR pour tester les montées en charge. C’est l’occasion de découvrir le futur hit, ou le futur bide (la communauté des MMORPGiste est impitoyable) qui occupera notre hiver.

Tous les screens pris pendant ma session de béta

20Go d’installe, assez rapide dans l’ensemble, c’en est autrement pour se connecter aux serveurs. Normal c’est le rush ce vendredi soir, il faut donc faire avec les files d’attente, surtout pour accéder au seul et unique serveur PvP français.

Heureusement pour remonter le moral on peut se régaler de la longue cinématique d’introduction, ainsi que de celles du choix du camp : République (cinématique déjà connue sur le net) et Empire. Musiques, races, décors et environnement, on est en pleine licence Star Wars. Les fans devraient en avoir des frissons de plaisir.

Nous voilà sur la création de personnage. Argh ! Graphiquement cela fait un choc, vieillot, kitch, on dirait un jeu en 3D de l’époque Dungeon Siege. L’antialiasing n’est pas activable, c’est ce qui manque. Par contre c’est fluide, très fluide, heureusement vu la simplicité du design. Ceci étant je me rappelle qu’on disait pareil pour WoW à son lancement. L’expérience nous a appris à ne pas nous focaliser uniquement sur les graphismes (WoW, Lotro sont des réussites, Conan et Aion ont moins convaincus malgré leur beauté, seul Rift a réussi le savant mélange de l’intérêt et de la beauté). Souvent ambiance, immersion, variété des possibilités, richesse du contenu et gameplay peaufiné sont la clé d’une réussite.

Les choix pour la création sont :
– Camp,
– Classe (4 classes miroir par camp : Jedi/Sith combattant, Jedi/Sith mage, Contrebandier/Chasseur de prime, Soldat). Chacune de ces classes ayant un nouveau choix d’orientation au lvl 10 (par exemple le mage partira plutôt vers les dps ou vers le soutien et soin).
– Race (4 où 5 selon le camp, avec une compétence spécifique),
– Sexe (non même s’il y a des ET, ne cherchez pas, le choix est limité à 2 :) ),
– 9 critères pour customiser son avatar, permettant des looks assez variés mais sans pousser très loin la personnalisation.

La prise en main est immédiate, on est en plein territoire connu : un MMORPG. Barres de raccourcis, fiche de personnage, inventaire, journal de quêtes, carte avec les lieux intéressants et quêtes mentionnés, chat … il faut quelques dizaines de minutes maximum pour évoluer à l’aise avec l’interface.

Les décors sont agréables, pas très remplis ni ultra riches et détaillés, mais homogènes, on s’arrête quelques secondes pour découvrir son environnement et on fonce ensuite rapidement à sa mission. C’est sûr qu’il ne faut pas sortir d’une session de Skyrim juste avant, vous serez déçu :) (mais il ne faut pas comparer !).

Le design 3D simple me donne comme première impression celle de jouer à un Diablo-like, très rapide, très réactif, très fluide, je vois un monstre je courre dessus, j’utilise le peu de pouvoirs à ma disposition au départ, pif, paf, monstre mort, suivant ! Les combats sont dynamiques, la difficulté est simple nous donnant l’impression d’avoir des ubers persos, ce qui permet d’avancer rapidement et de découvrir.

Si la musique est très présente dans l’introduction, je trouve par contre qu’elle manque au cours du jeu. Il y a bien des ambiances sonores, mais avec une bande son comme SW on pourrait espérer être constamment accompagné par de la musique.

Par contre tous les dialogues sont vocaux, et doublés en français. Doublages plus ou moins réussis, les intonations qui ne sont pas toujours justes, mais c’est très agréable à suivre car on vous raconte une histoire, à laquelle vous participez par un jeu de questions / réponses. De vos choix résulteront souvent une progression vers le code obscure ou bon de la force.

Je n’ai fais que quelques lvls, juste histoire de découvrir, pour le moment le jeu est amusant, le personnage agréable à manipuler, facile à équiper avec les loots et récompenses de quêtes. L’ensemble manque un peu de charme, je ne me sens pas dans un MMORPG épique, juste un jeu bien fait. Mais on ne se fait jamais une idée d’un MMO en quelques heures de jeu. Mon impression première est : pas mal, sans plus.

J’ai par contre particulièrement apprécié le jeu en groupe, qui donne une dimension sociale excellente : à plusieurs vous regardez ensemble le dialogue / cinématique de la mission, vous pouvez répondre des choix différents et c’est au roll que la décision de la réponse l’emporte, et plus vous jouez en groupe plus vous gagnez de points sociaux permettant d’obtenir certaines catégories de matériel.

A noter aussi que le jeu motive à l’exploration car des coffres et même des bonus permanent (+2 en endurance définitif par exemple) sont cachés dans les recoins. Une bonne idée.

Il reste encore beaucoup à découvrir, je n’irai pas plus loin dans cette béta, attendant maintenant sagement la release afin de conserver l’intérêt et le plaisir de la surprise :)

nov 122011
 

5 ans après Oblivion, voici enfin venir Elder Scrolls 5 : Skyrim.

Captures d’écran du jeu en ultra en 1920×1080 (nota : les images sont compressées à 25%, la qualité est donc légèrement inférieure à la réalité)

Annoncé en date de sortie pour le 11/11/11 (parce que c’est classe comme date), j’étais ravi de l’avoir dès le mardi 8/11 entre les mains. Mais c’est en voulant l’installer que j’ai découvert un fonctionnement horripilant au possible auquel je n’étais pas habitué : Steam ! Et oui, Skyrim sur PC ne fonctionnera pas sans cette plateforme, obligeant à avoir une connexion internet constante, mais surtout… empêchant d’installer le jeu pourtant bien présent sur la galette avant la date officielle d’ouverture. Le déblocage étant fourni par Steam uniquement le 11/11/11 à 01 du matin.

Frustant ! Avoir le jeu et ne pouvoir en profiter. Alors que les joueurs sur console ont pu se régaler dès le début de la semaine, n’étant pas contraints par Steam.

Bon enfin passons, au moment où j’écris ces premières lignes, il est maintenant 1h15 et le jeu est en cours d’installation. J’ai un peu galéré pour comprendre comment l’installer, Steam ayant eu une folle envie de me le télécharger en entier lorsque j’ai cliqué sur installation, alors qu’il suffisait de copier le contenu du DVD. Pour ne pas me compliquer la vie, j’ai tout viré et relancé l’installe depuis le setup du DVD, et tout s’est correctement déroulé. 5Go d’espace remplis, quelques minutes d’installation et un thé plus tard, je découvre qu’une mise à jour est déjà disponible et rapidement récupérée par Steam. Patience, patience, je vais bientôt lancer la bête ! Je clic sur Jouer … ah en fait il procède à la configuration maintenant : direct X (j’aurais apprécié qu’il ne réinstalle pas un programme qui était déjà à jour), je reclic sur Jouer … détection de la qualité du jeu : élevé, ok c’est bien mais j’attaque directement les options pour tout coller en Ultra, avec une GTX580 cela devrait passer :)

Et enfin c’est parti ! Une introduction dans un chariot qui nous mène dans un fort en pleine montagne glaciale, on me parle, je suis secoué par les soubresauts, j’apprends que je vais à l’échafaud, cela commence bien ! Mais l’immersion est immédiate, et graphiquement cela tourne bien, fluide, belle luminosité, alentours joliment détaillés. Je descends du chariot et me présente devant mon bourreau : « qui êtes vous ? » et démarre la création du personnage, avec des paramètres très pointus pour la définition du visage. Pour reste vous ne choisissez que votre race et votre sexe et rien de plus. La notion de classe n’existe plus (mage de guerre, assassin…), c’est vous même qui décidez de l’orientation que vous allez donner à votre personnage sans être limité par un choix initial. Il n’y a donc plus non plus de talents majeurs et inférieurs liés à votre classe. Et les caractéristiques n’existent plus (intelligence, force …). La feuille de personnage s’en retrouve allégée, est-ce bien ou mal, à voir sur la durée, mais je pense que cela permet une plus grande latitude pour le joueur.

Après la création, les évènements s’enchaînent : alors que je pose ma tête sur le billot pour me faire occire, un énorme dragon vient mettre le feu au village et me sauve ainsi qu’un très vilain traître qui à mon avis est un personnage important de l’histoire. Les passages suivants jouent le rôle du tutoriel allégé : se déplacer, sauter, le but étant d’échapper au dragon. Puis au calme dans une salle, on commence l’équipement, une épée et quelques pièces d’armure et on fuit le village par des tunnels, affrontant gardes et araignées géantes. La difficulté est simple, rien de décourageant ni compliqué, le but est d’avancer.

A la sortie des tunnels, enfin la première vision du monde extérieur : des montagnes et des villages encaissés, forêts de conifères, la neige blanchit la vision. Mon compagnon d’aventure me hèle pour que je l’accompagne au village, et alors que je descends le chemin, je vois un lapin traverser la route. Ne  faisant ni une ni deux, je décroche mon arc, le vise, et … il cavale le bougre, je le suis donc hors des sentiers battus. Et là mon plaisir de jeu augmente considérablement, face à cette liberté d’aller où bon me semble, je découvre une partie de la région. J’explore, je grimpe, je fouille, j’aime :) De vieilles pierres derrière les arbres et c’est l’entrée d’un donjon, je tente ma chance et fais monter ma discrétion ainsi que mon archerie sur les jeunes vampires qui s’y trouvent. Plus loin en haut d’un col, j’entre dans une caverne qui m’amène après dépeçage de chiens errants devant une statue de dragon avec un mot de pouvoir qui brille. Je m’en approche et je l’apprends, découvrant que je viens d’obtenir le pouvoir d’inciter les animaux à m’aider … sous condition d’avoir une âme de dragon pour l’activer. On verra cela plus tard :)

Sur ma boussole, des icônes m’indiquent que des lieux sont à visiter, m’affichent mes quêtes ainsi que les donjons et villages proches. La carte du monde est très originale, on voit la montagne de dessus avec les lieux principaux, et une couche de nuage qui progresse. Sinon il y a aussi une carte locale, mais je la trouve peu exploitable (manque de recul sur le zoom). D’ailleurs ces cartes ne sont plus anotables c’est dommage.

Mon inventaire est maintenant plein, temps de rejoindre une ville pour vendre. Cet inventaire est à la mode console, hélas, il faut donc jongler avec les touches du clavier pour défiler dans des listes déroulantes par catégories (armes, armures, composants …). L’affichage des objets dans des cases manipulables avec la souris aurait été plus agréable, mais bon il faut penser aux joueurs au pad. Je pensais que cela allait me rebuter mais finalement cela n’altère pas mon plaisir du jeu.

La progression en niveau ne change pas des précédents Elder Scrolls : c’est en forgeant qu’on devient forgeron ! Une fois la barre d’expérience complète (qui progresse à chaque montée de niveau dans une compétence), vous gagnez un niveau général, mais par contre vous n’avez plus le choix de répartir qu’un point dans Magie (mana), Santé (vie) ou Vigueur (énergie), et 1 point dans un arbre de compétence (une bonne vingtaine, armes, armures, magie, artisanat, voleur) qui vous débloquera des améliorations (dégâts ou pouvoir supplémentaires). Très joli d’ailleurs cet arbre représenté comme des constellations de compétences, histoire de faire un clin d’oeil avec le pouvoir qu’on sélectionnait dans les opus précédents. Par contre pas du tout pratique de naviguer dans ces pouvoirs, j’aurais apprécie une consultation me donnant une vision globale de tous afin de faciliter le choix.

Techniquement pas de soucis, tout en ultra incluant les ombres, distance de vision, antialiasing et anisotropique, et bidouillage dans les .ini pour en ajouter encore, le jeu tourne entre 60 et 120fps.

Graphiquement je ne peux pas dire que c’est impressionnant, on retrouve la patte de Bethesda dans les décors, mais cela manque de lissage et de texture ultra détaillées surtout vu de près. L’ensemble est cependant très agréable, avec le son, le vent, les flocons de neige, les herbes qui bougent, et des paysages à perte de vue, on fini par ne plus regarder au détail et à apprécier le global. Les environnements sont bien travaillés et les forts, tours et donjons s’intègrent bien dans la nature ou sur les flancs des montagnes. On les découvre par hasard au détour d’un chemin, ou bien on les voit au loin depuis longtemps afin de notre donner un objectif.

Et sinon le jeu est splendide en 3D vision ! La 3D est bien rendue, belle profondeur, mais comme toute 3D il ne faut pas en abuser, clair que cela fatigue le crâne et les yeux, je vais rester en 2D.

Mon appréciation de Skyrim augmente à chaque heure passée dessus. La raison : l’immersion et l’ambiance ! Je viens de faire ma première grande quête (la griffe) et sors d’un donjon gigantesque à l’intérieur duquel les décors alternaient entre tunnels glauques, passages avec toiles d’araignées, caveaux d’où surgissent des morts-vivants, pièces gigantesques à colonnes, pièges de feu et de lames, puzzles pour ouvrir les portes, le tout saupoudré d’une excellente musique appuyant le plaisir, le stress et l’angoisse de la découverte. Un véritable régal ! Chapeau pour les levels designers, on voit clairement qu’ils ont fait des efforts de créativité, on prend plaisir à regarder autour de soi, on progresse à tâtons (je joue un furtif cela explique aussi mon immersion), on se fait surprendre par quelques moments scriptés, salles lugubre avec musique infernale qui se déclenche. Par exemple j’arrive dans un caveau, des morts dans chaque alcôve, je suis en furtif, rien à l’horizon, tout semble tranquille. Je sors du furtif, tous les morts se lèvent ! Argh !!!

Les jeux de lumières améliorent aussi le rendu graphique global, ils sont très travaillés, effets de halo, de brume, éblouissements, flamme de chandelle vacillante, ils contribuent grandement à l’atmosphère.

Au vu du temps passé dans ce premier donjon (1h30), et de la taille de la carte générale, le monde m’apparaît tout d’un coup gigantesque !

Avant-dernière mise à jour

20h de jeu, lvl 15, personnage principalement monté en archerie et discrétion ainsi qu’en magie de destruction, et mon plaisir du jeu s’accroît encore ! J’avais dit au début que graphiquement le jeu ne m’impressionnait pas, c’est une erreur car j’ai en fait les yeux qui brillent en permanence, où que porte mon regard j’admire le travail effectué et la richesse des décors.

Les intérieurs sont fouillés et emplis d’objets, les extérieurs sont vastes, très très vastes, je pense qu’il doit y avait une bonne centaine d’heure de jeu pour tout découvrir. J’avance en douceur la quête principale histoire de faire en même temps toutes les quêtes annexes des alentours. Je chasse les animaux pour leur peau qui après tannage me permet de monter ma compétence de forge. Je désenchante les objets magiques pour récupérer les pouvoirs et les remettre sur mon équipement. Je manque tout ingrédient qui passe à portée pour découvrir sa première caractéristique, et je tente de nombreux mélanges alchimiques au petit bonheur la chance pour découvrir les autres. Je crochette tout ce qui peut l’être sans pour autant voler le contenu juste pour monter ma compétence. Je joue à cache-cache avec les géants et leurs mammouths sur des combats qui durent bien 10mn pour les dézinguer sans voler dans les airs. Et bien sûr je pars explorer dans tous les sens, accompagné d’une belle guerrière offerte par le Than qui est d’un renfort non négligeable.

L’ambiance est en bonne part l’élément majeur de la qualité du jeu : la musique d’une qualité exceptionnelle varie en fonction des lieux et de l’intensité du moment, les bruitages enrichissent l’environnement (animaux, cours d’eau, vent, végétation, insectes), l’alternance du jour et de la nuit modifie l’éclairage en permanence, la neige qui éblouit le jour brille au clair de lune, dans les villages et les champs les gens vaquent à leurs occupations, au loin du nuit sur les routes on voit les gardes patrouiller avec leur torche … je suis complètement tombé sous le charme de Skyrim !

Pour le moment la progression de mon personnage me convient, si certains combats sont difficiles, dans l’ensembles tous sont très accessibles à condition de ne pas foncer tête baisser, ce qui oblige à un minimum de réflexion ou de préparation (des potions en touches de raccourcis, un bouclier magique, une invocation de familier, un poison sur l’arme …). J’ai volé mon premier cheval qui me donne une sacrée classe en parcourant la campagne, et j’économise pour me payer ma maison dans laquelle je pourrais enfin vider cet inventaire qui, comme tous les TES, se remplit à une vitesse impressionnante !

Moi qui avait eu du mal à rentrer dans Oblivion, là je reconnais que Skyrim est d’un autre niveau, de bien meilleure qualité ! A suivre mais j’en ai bien jusqu’à la sortie de Star Wars à ce rythme, un très bon investissement que ce jeu !

Dernière mise à jour

J’ai passé le lvl 40, j’ai mes premières compétences à 100, plus de 85h de jeu, et je n’ai toujours pas l’impression d’en avoir vu la moitié. Toujours aussi prenant, toujours aussi magnifique, toujours quelque chose à voir ou à faire, Skyrim est définitivement le meilleur JDR Solo de ces dernières années, bien en deça d’Oblivion et même de Morrowind (mais il ne faut pas comparer car il s’agit de générations de jeux différents). Le MMORPG Star Wars est venu stopper ma progression, mais j’ai bien l’intention d’y revenir !

Skyrim est disponible !

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nov 082011
 

The Elder Scrolls V - Skyrim - Edition LimitéeEt oui, en avance de 2 jours, Skyrim est à la Fnac, pas dans les rayons, mais il faut demander :)
Miam, quel plaisir que de déballer ce boitier tout noir ! Vivement ce soir pour l’installation :)
Nota : les versions Xbox et PC sont disponibles, par contre les versions PS3 sont en retard.