mar 172013
 

nââândé !? les tribulations d'une Japonaise à Paris par Eriko NakamuraUn livre de poche d’une centaine de pages, qui se dévore en deux heures tant le style est simple et le ton rafraîchissant. Sans être aussi désopilant ou piquant que l’annonce le résumé, la japonaise qui le rédige nous offre cependant une vision (un peu courte) de deux cultures que tout oppose, et nous permet de découvrir ce qui, considéré comme normal chez nous, peut être choquant pour son peuple. C’est une critique du comportement égoïste et individuel du parisien, pas forcément flatteuse pour nous, mais tellement réaliste !

Le plus intéressant est surtout d’apprendre les us et coutumes japonais, et de les confronter aux nôtres, très différents. Certains paraîtront plus modernes, d’autres passéistes ou rétrogrades, et les mettre ainsi en avant par quelques tranches de vies permet d’avoir un certain recul sur nos comportements et de nous faire réfléchir, mais toujours sur un ton très léger.

Le livre aurait pu avoir un peu plus de profondeur (impression que l’auteur survol le sujet), plus d’exemples, plus de cas évoqués, car les pages défilent bien vite et la dernière nous laisse sur notre faim, c’est tellement digeste qu’on en aurait bien repris un peu. Pour 5€ dans la version Pocket, c’est un dépaysement qui vous changera à merveille les idées dans les transports bondés parisiens :)

Présentation du dos du livre

Nââândé ! ? (Ohlala mais que se passe t-il ! ?), c’est le cri que cette japonaise, vivant à Paris depuis dix ans, continue de pousser chaque jour ou presque dans le métro, chez le médecin, dans un dîner en ville, lors d’un mariage, d’un réveillon, face à un policier, au volant de sa voiture, sur la banquette d’un taxi, dans des toilettes publiques, en boîte de nuit ou chez le boucher.
Le médecin ? Le « déshabillez-vous » de nos généralistes est une terrible offense pour les japonais : extrêmement pudiques, ils se font toujours examiner… en blouse. Le mariage ? Mais quelle pagaille : chez les japonais c’est une cérémonie réglée… à la minute près. Le métro ? Mais où sont-ils les jours de grève ? À Tokyo, quand les conducteurs débrayent, le trafic est… normal. Les toilettes publiques ? En découvrant le soin qu’ils apportent à ces lieux, on comprend que les nôtres leur paraissent… Nââândé ! ?
Avec humour et sagacité, Eriko Nakamura fait le tour de nos façons d’être, en nous expliquant comment cela se passe chez elle. Pudeur, raffinement et volonté de ne pas se faire remarquer d’un côté. Individualisme, hédonisme et sans-gêne de l’autre. Le choc est nécessairement violent… au point que certains japonais visitant la capitale pour la première fois sont victimes d’une dépression violente : « le syndrome de Paris ».

nov 242012
 

Séduit par l’excellente liseuse Kobo Touch, je suivais avec attention la sortie (le 21/11/12) de cette nouvelle tablette, qui je vous l’accorde n’a plus rien à voir avec une liseuse, mais qui vient par contre concurrencer de plein fouet les célèbres Kindle d’Amazon et surtout la meilleure du marché actuellement, la Nexus 7 d’Asus.

Pour un tarif très attractif (159.90€ offre adhérent Fnac, ou 179.90€ sinon), vous pouvez maintenant vous offrir une tablette et surfer sur l’effet de mode du moment, puisqu’il est clairement défini que ces joujoux seront les cadeaux les plus courus des fêtes de Noël 2012.

Apple a lancé la mode, mais leurs tablettes restent totalement hors de prix, alors qu’elles n’en font pas plus que les modèles d’Asus, Archos, Samsung et compagnie. Reste à savoir si vous êtes prêts à sortir plusieurs centaines d’euros de plus juste pour un logo de trognon de pomme :)

Mais revenons à notre Kobo Arc. Elle se décline en deux couleurs : blanc et noir, et la coque arrière est interchangeable. Pour le moment aucune coque supplémentaire n’est disponible mais si la tablette se vend bien, nul doute que le choix suivra.

Plusieurs capacités de mémoire, de 8go à 64go (donc de 179.90€ à 299.90€). Je vous invite à mettre au minimum 20€ de plus que le modèle de base pour aller chercher les 16go (199.90€), le minimum syndical pour ne pas se sentir à l’étroit avec votre nouveau jouet. J’en profite pour rappeler qu’en ce moment c’est 10€de bon d’achat à la Fnac pour 100€ d’achats, donc c’est une bonne période pour en profiter (et non je n’ai toujours pas de commissions sur les ventes ;).

Ma boite de Kobo Arc en main, elle est assez lourde, et la boite est bien plus imposante que celle de la liseuse classique. Et oui, le modèle est un peu plus grand que la liseuse, quelques millimètres plus épaisse, moins d’un centimètre plus large, mais plus de 2 en hauteur, et surtout elle pèse bien plus (360g contre 185 pour la Touch). Au déballage, la boite cependant ne contient presque rien : la tablette, et son chargeur (même format mini USB que les liseuses, mais aussi que les téléphones Galaxy). Et c’est tout, pensez donc à acheter une house pour la transporter.

Au niveau finition, la version noire que je découvre a une belle tête même si elle fait moins classieuse que la Nexus 7. Les finitions sont irrégulières, la partie métallique de la coque est quelque peu râpeuse sur un côté. Par contre la face est très propre, le dos assez poreux pour accrocher la main, et la prise à une main est agréable. Il faut juste se faire au poids, je sens que cette tablette va me muscler les biceps :).

Un bouton d’allumage sur le haut, le volume sur la côté droit ainsi qu’une prise mini-jack pour un casque, la prise d’alimentation en bas, sans oublier deux mini hauts-parleurs en bas de la façade. Tout le reste va donc se gérer en tactile.

Premier allumage, une bonne minute de démarrage avec des particules colorées qui défilent sur l’écran, et nous arrivons de suite sur la connexion Wifi. Classique, ma livebox est connectée rapidement via la clé WEP, et la tablette m’alerte alors de la nécessitée de la mettre à jour. 315Mb à télécharger, pas très rapidement, cela mettra une demi-heure, le temps nécessaire pour rédiger les quelques lignes que vous venez de parcourir :).

L’Arc vs la Touch

Je commence enfin à manipuler l’engin, en fait cela fait maintenant une petite semaine que je l’ai entre les mains, et je suis de plus en plus conquis. La tablette démarre au quart de tour, comme si elle était en veille en permanence. Un appui sur le bouton de démarrage et hop vous lisez, jouez, surfez, regardez un film !

L’écran est très réactif et répond au doigt (évidemment) et à l’oeil. Il faut vraiment être pointilleux pour lui trouver des défauts. La vitre semble très solide, et se nettoie plutôt bien : d’ailleurs c’est fou ce que cela peut tâcher vite une tablette, c’est là qu’on se rend compte qu’on peut avoir souvent les doigts un peu gras. L’écran est réglable en luminosité, et je n’ai pas constaté de reflets ou d’effet miroir désagréable.

N’étant pas un adepte des dernières versions d’android, mes premières prises en main seront hasardeuses (la tablette est en 4.04, avec une évolution prévue sur Jelly Bean, la 4.1, dans les prochains mois). Notamment toute la page d’accueil mérite un peu d’attention afin de se familiariser avec la notion de tapisserie. C’est une très bonne idée puisque cela permet d’organiser son écran avec ses outils, objets, applications les plus courantes, et même de les réunir par natures dans des cadres (les fameuses tapisseries). Et vous pouvez même mettre ces cadres les uns dans les autres. Une fois ce concept appréhendé, vous pouvez complètement personnaliser votre tablette, en faire une vraie machine à lancer rapidement vos activités favorites. Il suffit d’utiliser une applications, de regarder une photo, ou de visiter un site web, pour avoir la possibilité de l’épingler sur l’écran afin de le rappeler ensuite. Vous pouvez même utiliser des widgets qui ajoutent des fonctionnalités à la page d’accueil (les derniers messages reçus, des derniers articles des actualités, des listes de livres ou de musiques, …).

Ma page d’accueil customisée à ma façon

Après avoir fouillé dans la multitude de paramétrages possibles, la tablette n’étant pas avare  d’informations sur elle même : ses applis en cours, sa consommation, votre temps passé sur chaque chose, j’ai testé la navigation internet. Rien à redire, c’est un vrai bonheur, le format de la tablette en 7′ permet de surfer et lire de façon très confortable, les pages se chargent rapidement, la navigation est intuitive, je me retrouve en terrain connu. Ayant synchronisé mon téléphone avec mon compte Google, je découvre en plus que j’ai sans rien faire récupéré mes favoris internet, que je m’empresse d’épingler sur une tapisserie :)
Une aparté pour les amateurs des jeux facebook en flash, ce dernier n’est plus supporté par Android et n’est donc pas installé ni installable sur les navigateurs directement depuis la tablette. Mais heureusement il est toujours possible de télécharger l’installation de flash via votre PC (récupérez le fichier install_flash_player_ics.apk sur les sites officiels d’adobe), puis de la transférer via USB sur votre tablette, et ensuite de l’installer avec une application comme AppInstaller. Et à vous les jeux ! Mais attention, flash n’étant plus super optimisé pour ces tablettes, il est très gourmand en ressources et énergie !

Je configure ensuite mes comptes mails sans difficulté, et rédige mes premiers messages avec un clavier tactile qui est réactif. Moi qui souffre lorsque je saisi avec un téléphone, trouvant toujours les touches trop petites, sur cette Arc je ne commet pas une erreur de toucher. Cela ne sera jamais un outil de saisie rapide comme un bon clavier mécanique, mais l’ergonomie est suffisamment bien pensée pour rendre l’écriture agréable.

Le wifi répond plutôt bien, j’en profite pour passer sur le magasin d’applications d’android, le Play Store et télécharger quelques nouveaux programmes sans aucun souci. A noter que l’Arc est fournie avec le minimum syndical des applis : contacts, mails, agenda, navigateurs (dont chrome), bibliothèque Kobo, facebook et twitter, youtube, google play (musique) et google map (la tablette n’a pas de GPS mais la localisation avec les points wifi fonctionne correctement), et quelques trucs inutiles. Mais, et c’est un de ses points forts (contrairement à la Kindle d’Amazon), la tablette n’impose aucun environnement propriétaire, et vous laisse donc le libre choix de télécharger toutes les applications que vous voulez, et même vos propres utilitaires de lecture qui ne sont pas de chez Kobo.

Un classique des jeux Facebook

Tiens puisque nous parlons de lecture, je teste évidemment l’application de lecture, et je retrouve le même confort que la Kobo Touch, avec une manipulation bien plus sensitive. Je constate cependant qu’un écran rétro éclairé est moins adapté pour une lecture longue car il fatigue plus rapidement les yeux. Mais ce n’est pas désagréable pour un usage court comme les transports en commun. Je ne suis pas sûr que l’Arc fasse vraiment concurrence à la Touch, car au final ce sont deux outils très différents. J’avoue que pour le moment je m’amuse surtout avec l’Arc et délaisse donc ma liseuse, mais avec le temps il est fort possible qu’elle reste mon accessoire de lecture favori.
Concernant l’alimentation en bouquins, si vous avez toujours accès à la libraire Kobo et Fnac pour télécharger et synchroniser vos achats, je découvre avec un plaisir non feint qu’il est maintenant possible d’importer un fichier epub dans sa bibliothèque Kobo, chose que la Touch ne permet pas (obligé de passer par des applications tiers comme Calibre).

Et là nous abordons un autre point fort de la tablette : elle se branche sur votre PC avec le câble USB, et se comporte alors comme un disque dur externe. Cela devient très facile de la remplir en fichiers de livres, mais aussi en images, films et séries, et mp3. Rien à coder ou adapter, vous faites un simple copier-coller d’un disque à l’autre et c’est tout !

Je peux alors tester :
– Import de fichier epub : nickel, ajouté dans l’application Kobo, et lecture fonctionnelle.
– Import de musique : idem, je colle quelques albums dans le répertoire Musique de l’Arc, et les applications de musiques les trouvent de suite. Je constate d’ailleurs que le son via les deux hauts-parleurs de la facade est de bonne qualité (il faut relativiser car ils sont petits, mais ils s’en sortent de façon très honorable). Et surtout le son au casque est excellent !
– Import d’images : aussi simple, je remplis ma galerie histoire d’avoir mes photos préférées et j’en positionne quelques uns en fond d’écran ou de tapisserie.
– Import de vidéos : je suis bien content d’avoir prévu le modèle avec suffisamment de Go, car la copie est aisée, et surtout la lecture est un vrai régal ! Je vais cependant me débarrasser assez vite du lecteur proposé par défaut pour aller récupérer MX Player, qui est léger et qui reconnait tous les formats. Je me retrouve ainsi à pouvoir regarder des fichiers avi, wmv, mais aussi des mkv (oui des formats blu-ray). Je suis rentré ce soir en métro en regardant le premier épisode de la saison 7 de Dexter, c’est très impressionnant : très belle image, fluide, pas un ralentissement, rien à redire ! Même pas l’impression que la tablette force, ni qu’elle chauffe, et la consommation d’énergie reste raisonnable (moins de 10% pour 30mn).

Une petite série ? :)

La consommation était le point qui m’inquiétait le plus, mais je suis aujourd’hui rassuré, l’autonomie de la bête est similaire à celle d’un bon smartphone, avec un usage modéré, je pense qu’on peut tenir deux jours. Bien sûr le wifi sera le principal consommateur, suivi de la puissance d’éclairage de la tablette, et des vidéos. A vous de gérer tout cela pour faire durer la batterie :)

Pour les amateurs de musique qui ont une très importante quantité de mp3, je vous invite à tester le nouveau service Google : Google play music, qui permet de télécharger jusqu’à 20 000 titres depuis votre PC sur le cloud de Google (espace de stockage), afin d’y avoir ensuite accès de partout en streaming depuis vos applications android ! J’ai envoyé quelques milliers de titres pour voir, et je peux maintenant les écouter depuis ma tablette ou même mon téléphone ! Ma musicothèque me suit partout, c’est assez gigantesque !

Bon sinon, que dire de plus sur cette tablette Arc. Ah oui, la barre des boutons tactiles en bas de l’écran est très utile : un retour en arrière qui sert tout le temps (sortir d’une appli, revenir en arrière sur une page web, revenir au menu supérieur), un touche de retour à la page d’accueil directement, et surtout une touche de navigation entre les applications ouvertes. Que voilà une fonctionnalité excellente, puisque vous vous retrouvez rapidement à avoir vos mails, des pages web, un jeu, de la musique, une série, un chat sur skype, d’ouverts en même temps (sans que la tablette ne semble en souffrir), et donc vous pouvez basculer d’une application à l’autre en un instant !

Au final je ne lui ai pas encore trouvé de points négatifs ! Bien sûr elle n’a pas la 3G, ni le GPS, et la caméra que se trouve en haut de la face avant est plus un gadget qu’un véritable appareil photo de qualité (plutôt orientée usage de webcam pour les tchats), mais pour le reste, et pour le prix, je suis aujourd’hui certain qu’elle peut concurrencer directement la Nexus 7 et se retrouver dans le haut de la liste des meilleures tablettes 7 pouces du moment. Si j’étais assez incertain et dubitatif quant-à l’intérêt d’une tablette, et de ce modèle Kobo Arc, je suis maintenant très confiant et satisfait de mon achat, et je pense qu’elle fera un superbe cadeau de noël pour tous les geeks :)

La famille Kobo

 Posted by at 12 h 28 min  Livres, Lord  No Responses »
nov 182012
 

A la veille de la sortie (21/11) de la toute dernière liseuse Kobo Arc, je vous présente la famille Kobo :

En plus de la classique que tout le monde connaît et qui est très agréable, vous avez maintenant une version identique (Kobo Glo – 130€) avec écran rétro éclairé pour lire dans le noir, et une version plus petite pour tenir dans la poche (Kobo Mini – 80€).

Bon par contre vu l’excellence de la nouvelle Kobo Arc (mais est-ce encore une simple liseuse : 8 à 64Go de mémoire flash (180 à 300€), écran tactile couleur, android 4.0 avec Google Play), il se pourrait fort bien que je me laisse tenter pour Noël. A tester en magasin prochainement !

Kobo by Fnac

 Posted by at 22 h 48 min  Livres, Lord  10 Responses »
nov 282011
 

Yahou je viens de recevoir la nouvelle liseuse électronique de la Fnac, qui remplace le Fnacbook qui n’avait pas eu le succès escompté.

La kobo est une liseuse développée par le plus gros site de vente en ligne de bouquins : http://www.kobo.com/, il ne s’agit donc plus d’une « expérience » de la part de la Fnac, mais bien d’un outil conçu, testé et éprouvé par des millions de lecteurs.

Au déballage je suis de suite rassuré, l’engin est d’une taille raisonnable, design simple, léger, il est presque de la taille d’un livre de poche, et surtout aussi épais qu’un smartphone. Bref, pas encombrant, ce qui est bien le plus important pour un « livre » de poche :) Un bouton sur le devant, un emplacement pour une carte mini SD sur un côté, la connectique pour l’USB sur le dessous, et le bouton d’allumage sur le dessus. Tout simple !

Je démarre la bête ! L’écran est surprenant ! Cela ressemble à l’ardoise magique qu’on avait quand on était enfant, tout gris, mais avec un contraste très puissant. Et cela se comporte comme un livre, l’écran n’est pas éclairé, donc il faut lire avec de la lumière. Un peu perturbant quand on est habitué à nos téléphones très lumineux. Les nuances de gris du fond et des textes donnent une belle impression de livre papier, j’avoue que je suis bluffé car on a vraiment l’impression que le texte est imprimé sur l’écran. La lisibilité me semble donc agréable et non fatiguante, mais cela je vous le dirais avec la pratique.

Je le branche sur le PC, j’installe le logiciel de pilotage depuis le site de la Fnac, rapide, je créé un compte (j’utilise mon compte Fnac en fait) pour télécharger des livres, je récupère automatiquement une petite mise à jour de la liseuse, et deux livres cadeaux en bonus, dont le classique Apprenti Assassin de notre chère Robin Hobb. Cela fait toujours plaisir même s’il a déjà été lu et relu :)

Niveau manipulation, le tactile apporte un grand confort, l’écran répond très bien pour une liseuse (juste un peu lent lorsqu’il s’agit de saisir du texte mais ce n’est pas l’usage). J’apprécie vraiment la composition de l’écran qui ne marque et ne graisse pas, pas de marque de doigts, pas de taches en tournant les pages. Intuitif, on navigue aisément dans les menus, la bibliothèque de livres, les pages se tournent sans difficulté juste en appuyant sur le côté voulu (avancer ou reculer). La taille et le choix des polices est réglage (mais ne cherchez pas la luminosité, j’ai cherché quelque temps avant de découvrir qu’on lisait naturellement mieux à côté d’une lampe :) ). On peut aussi sélectionner du texte pour le mémoriser (conserver ses passages favoris), et même l’envoyer sur Facebook pour partager citations ou extraits.

Je connecte même mon compte Facebook dessus, activant en même temps la connexion Wifi à ma livebox sans difficultés. Je peux utiliser le navigateur interne pour surfer sur le net, cela reste du gris sur gris, mais cela peut faire office de tablette de lecture dans son fauteuil ou son lit :) Je profite aussi du Wifi pour consulter les livres gratuits accessibles dans le menu Librairie et en télécharge quelques uns rapidement pour tester, sans problème. Je rappelle pour info que les livres français tombent dans le domaine public 70 ans après la mort de leur auteur, ce qui ouvre déjà un sacré potentiel de lecture.

Bon pour une première impression je ne suis pas mécontent de mon achat, surtout qu’il ne coûte que 129€ (99€ pour les 1000 premiers acheteurs adhérents Fnac, j’ai donc payé 129€ et ai reçu 30€ en bon d’achat).

Je vais tester dans les transports cette semaine, je le charge complètement avec son cable usb fourni, et vérifierai qu’il tient bien ses 30 jours de lecture :) Je vous raconterai :)

nov 102011
 
IliumOlympos

On ne présente plus Dan Simmons, auteur célèbre notamment pour ses cycles fantastiques : L’échiquier du mal ou SF : Hypérion. Il continue dans la veine SF avec un nouveau cycle très original dans lequel la fiction va chercher son inspiration dans l’épopée épique grec d’Homère : L’Iliade.

C’est une idée complètement délirante, et c’est ce qui fait l’attrait de l’oeuvre. Simmons transforme la guerre de Troie en un spectacle organisé pour divertir les dieux logés sur Mars, et y place un observateur qui au lieu de s’assurer que l’histoire originale soit respectée, commence à avoir envie de la modifier. Gravite autour de cela une société extra-terrestre (mélange de toutes formes et origines) qui ayant détecté des turbulences dans la région y envoie un mission pour voir ce qu’il en retourne. Et pour complexifier l’ensemble, il nous fait aussi suivre un groupe d’humains qui découvre le fonctionnement de leur vie sur Terre où la mort n’existe pas, où leur corps et mémoire sont gérés par des machines qui les renouvellent selon un cycle précis et compté.

Les trois histoires sont extrêmement difficiles à suivre car elles n’ont aucun rapport entres elles (sauf très loin vers la fin). Le style d’écriture est lourd, riche en inventions de l’auteur, il faut souvent se relire pour comprendre le sens d’un nouveau mot ou d’un passage. Lorsqu’on aborde les moments sur l’Iliade, on se régal de la narration et connaissance très maîtrisée de l’épopée, pimentée par l’intrusion constante de la fiction, dans l’attente du moment où le scholiaste (l’observateur) interviendra pour en changer définitivement le cours. Les autres histoires sont moins passionnantes, longues et lentes, on se perd sans comprendre où l’auteur veut nous emmener.

L’ensemble fait un roman très inégal, intéressant et indigeste à la fois, très long à mettre en route, mais avec un fin rythmée et attractive. D’ailleurs, surfant sur sa bonne idée, Simmons a écrit une suite à Ilium : Olympos, qui conte l’affrontement entre les troyens et les dieux. Je ne l’ai pas encore lu, je vous en reparlerai.

En tout cas, Ilium est à réserver aux lecteurs maîtrisant le genre SF !

Présentation du dos du livre

Imaginez que les dieux de l’Olympe vivent sur Mars. Ils sont comme des superhéros qui se déplacent librement dans le temps et l’espace. Leur plus grand plaisir, c’est la Guerre de Troie. Alors, ils la regardent se jouer et envoient des érudits terriens de différentes époques pour vérifier les dires d’Homère et modifier les événements à leur gré. Thomas Hockenberry est de ceux-là : un scholiaste du XXe siècle dont la mission (forcée) est de faire triompher les Troyens. En orbite autour de Mars voguent deux Moravecs, intelligences artificielles dont les passions sont pour Ophu, Marcel Proust et pour Mahnmut, Shakespeare ! Ils ont pour mission d’observer les effets des manipulations quantiques dont abusent les dieux. C’est l’occasion d’une joute verbale sur leurs auteurs préférés… Enfin, sur Terre, il reste un million de posthumains décadents, figés dans une société policée où la nanotechnologie a remplacé la culture, la diversité, la réflexion et l’idée même de liberté. Pourtant l’un d’entre eux a appris à lire et cherche à comprendre ce qu’est devenu son monde…