mar 072013
 

Et voici Nemesis, 14e album de Stratovarius (combo de métal finlandais fondé en 1984), qui sort un mois avant leur concert en France (pour le 30/03) !

J’avais été charmé par le dernier titre de l’album précédent : Elysium, très cool et mélodique, et j’espérais que Nemesis serait un peu de la même veine. Je me suis donc fait surprendre dès les premières écoutes car cet album renoue avec un style beaucoup plus pêchu et speed, très rock, et finalement très entraînant aussi !

Le premier titre, Abandon, sera une démonstration du très typique style Stratovarien, tellement proche de ce qu’on leur connaît qu’on se demande même si finalement il ne vient pas d’un album antérieur :) Pas très original, mais vraiment très efficace, la musique se retient facilement, le rythme est effrénée et les solos réussis !

Et on enchaîne sur Unbreakable, démarrage au piano dans un style qui me fait penser à de la techno, mais qui se fait vite rattraper par les sonorités métal. Une mélodie très rentre dedans avec des notes persistantes en arrière fond qui captivent et entraînent l’auditeur dans la composition. Rien à dire, c’est aussi un titre qui bouge et qui fait mouche !

Je saute directement sur la 5e piste, Fantasy, et évidemment avec un titre pareil et un début tout en douceur au synthé j’adhère immédiatement ! Une chanson plus tranquille, avec un excellent solo de guitares.

Et nous arrivons sur Castles in the Air : des coeurs, un style qui change, plus lourd, et surtout en plein milieu un solo de guitare puis un long break au synthé de toute beauté  qui fait enfin la jointure avec Elysium, du pur mélodique, planant, irrésistible !

Le reste des pistes est dans la même veine générale : sans être fortement innovante, chacune est intéressante, entraînante, et surtout respecte la sonorité et la patte de Stratovarius. Cela peut donner une impression de déjà entendu, d’un album ou les pistes se suivent et se ressemblent un peu, mais ne nuit pas à la qualité de l’album.

Après 3 ou 4 jours d’écoute intensive, j’ai passé mes premiers doutes car je trouvais que l’album manquait de personnalité, mais il n’en est rien, il est vraiment très travaillé, et je lui trouve finalement de plus en plus de ressemblances avec le 13e, nous sommes donc dans une belle continuité et devant un très bon opus ! Ce qui est sûr c’est que vous ne serez pas dépaysés ! Vivement le concert ! :)

13 pistes (édition limitée, sinon 11) pour 1h04 d’écoute

1. Abandon 4:51
2. Unbreakable 4:37
3. Stand My Ground 4:14
4. Halcyon Days 5:29
5. Fantasy 4:19
6. Out of the Fog 6:57 e
7. Castles in the Air 6:02
8. Dragons 4:04
9. One Must Fall 4:27
10. Fireborn 4:45 (édition limitée)
11. Hunter 3:31 (édition limitée)
12. If the Story Is Over 6:06
13. Nemesis 6:33

Castle in the Air

mai 202012
 

Il y a des albums qui s’approprient dès la première écoute, et d’autres qui nécessiteront plus de temps, plus de patience. Après un magnifique The Days Of Grays sorti en 2009, ce nouvel et 7ème opus peut surprendre car il s’éloigne du purement mélodique du dernier pour revenir vers le style de Unia (2007) : plus rythmé, plus speed, et avec des mélodies et des variations musicales qui font comme un air de déjà entendu. Tony Kakko fait du Tony Kakko, classique, les premiers titres me donneront même l’impression d’écouter les albums précédents, difficile de se renouveler quand on est toujours le seul compositeur du groupe. Losing my insanity est l’exemple même de la chanson standard, typique de Sonata. Le chant de Tony est pour beaucoup dans cette resucée. Et en même temps son chant est toujours aussi excellent, ses intonations, ses délires vocaux, sa manière de parler en douceur sur un titre, c’est aussi tout le caractère de Sonata.

Hormis le premier titre (Only The Broken Hearts), le début de l’album me laisse plutôt froid. Le réveil se fera heureusement à partir du 5ème, I Have A Right qui fait preuve d’originalité, plus touchante, des paroles rapides mais entraînantes, un joli refrain toujours très Sonatien joué avec de nombreuses nuances (avec instruments, sans, un ton au dessus, comme ils adorent le faire). La suite confirmera ce réveil avec le sentiment de retour dans le temps, se rapprochant de compositions d’albums plus anciens, The Days avec son piano rapide, Cinderblox qui se tape un délire au banjo et un long passage de guitares très speed, et les deux titres Wildfire (part 2 et 3) qui nous font nager en pleine ambiance Western sont sans hésitation les points forts de l’album. Toute l’expérience de Sonata dans deux pistes de 8mn chacune qui se suivent et vont varier tous les styles, tous les rythmes, douceur et brutalité, breaks et refrains survitaminés, piano et violon … déroulé de chanson dont on retrouvera un schéma assez similaire à Power Of One (pour moi le meilleur titre du groupe, album Silence en 2001).

Au final, après une longue digestion, cet album est du bon Sonata, même s’il est moins original que le précédent, même si la plupart des titres ne renouvellent pas le genre, ils restent fidèles à leur style très caractéristique, dans la continuité d’Unia, avec cependant une touche folk et les derniers titres plus envoûtants et variés qui laisseront l’auditeur sur une bonne impression.

Sortie le 18 mai 2012 – 12 titres pour une durée totale de 56mn

  1. Only The Broken Hearts (Make You Beautiful)
  2. Shitload Of Money
  3. Losing My Insanity
  4. Somewhere Close To You
  5. I Have A Right
  6. Alone In Heaven
  7. The Day
  8. The Day
  9. Cinderblox
  10. Don’t Be Mean
  11. Wildfire, Part:II – One With The Mountain
  12. Wildfire, Part:III – wildfire Town, Population: 0
  13. Tonight I Dance Alone (Limited Edition Bonus Track)