mai 172014
 

A Day on Earth cover artJ’avais fait l’éloge du premier album de ce combo français, je découvre donc ce second opus avec beaucoup d’intérêt. Je vous invite d’ailleurs de suite à en faire l’écoute puisqu’il est disponible gratuitement sur  http://opusdoria.bandcamp.com/album/a-day-on-earth. Et si cela vous plait vous pourrez l’acheter sur le même site, ce que j’ai fait, récupérant ainsi de façon très simple l’album au format MP3.

Ma première audition ne m’a pas particulièrement charmé, et ce pour deux raisons : la première c’est que l’album contient deux titres du premier, réorchestrés : « the mission » et « wind whispers », et je m’étais bien attaché aux versions originales, trouvant ces nouvelles versions bien moins envoûtantes et réussies. Après de nombreuses écoutes (oui il tourne en boucle depuis 4 jours), mon avis n’a pas changé sur « the mission », l’original est vraiment plus à mon goût, par contre j’admets que la refonte de « wind whispers » et notamment la très bonne intro m’ont fait oublier l’ancienne version :)

La seconde raison de mon dépit,  et qui m’ennuie encore aujourd’hui, c’est le changement de chanteuse. La première avait une très belle voix douce et discrète, la nouvelle est plutôt du type cantatrice, un beau timbre de voix, mais cela détonne par rapport aux compositions, elle est trop puissante et relègue la musique au second plan. Je ne sais comment l’exprimer, mais je trouve qu’elle se marie bien moins avec l’ensemble. Et elle rend aussi les musiques plus classiques, plus « groupe de métal sympho avec chanteuse » standard comme on en a déjà tant.

Bon, mais vous l’avez certainement déjà deviné (surtout après avoir dit que je l’écoutais en boucle), ces deux points sont les seuls griefs que je peux faire, car pour tout le reste, la magie Opus Doria a encore opéré. Un très beau prologue instrumental superbement orchestré, avec la flûte comme meneuse, des mélodies qui ne sont pas sans faire des clins d’oeil à la grande musique classique, et des envolées comme on peut aimer en trouver dans les grands films d’épopées fantastiques, non là je dis chapeau !

On retrouvera d’ailleurs cette flûte comme fil conducteur sur tous les titres, et c’est une excellente idée, car c’est un son pur et magnifique, qui sait charmer les oreilles. Lost children in the world qui est clairement mon favoris, démarre justement par cette flûte, appuyée par un violoncelle (j’avais un doute, merci Laura de m’avoir confirmé l’instrument ;) ), avant de basculer sur un rythme bien plus emporté et vraiment très entraînant ! Avec un break comme je les adore : coupure nette, on rebalance la flûte, et on redémarre de plus belle de façon déchaînée. S’ensuit l’instrumental Epic Race, débutant par un piano doucereux, et rapidement poussé au dynamisme par la contre basse, et une bonne batterie, avec des tonalités de musique de guerre de sécession (le tambour et la flûte me font penser à cela), c’est un titre très enjoué et de bonne humeur (pour autant qu’on puisse qualifier un titre ainsi).

Le dernier titre est aussi particulièrement réussi, encore cette flûte qui vous entraîne par sa mélodie, cette chanson plus calme que les autres est simplement belle, mélancolique et reposante, avec une magnifique coupure à la mode orientale. C’est là que je constate vraiment le travail de composition, les arrangements, les choix des instruments, les enchaînements, la petite note qui tombe au bon moment, le tout avec un bon mixage et un son de belle qualité.

Finalement, comme pour le premier, j’ai adhéré, sans parfois toujours comprendre précisément pourquoi, simplement parce qu’ils font de la musique comme je l’aime : de la vraie musique, travaillée, recherchée, avec un usage savant des différents instruments, beaucoup de variations, de changements de tonalités et de rythmes, et des mélodies qui vous restent dans la tête pendant toute la journée. Ah oui, rappelons que c’est quand même du métal, même si on a très vite tendance à l’oublier tant il est bien enrobé ;)

Au final ce qui me frustre le plus c’est qu’il n’y a que 5 nouveaux titres. Ok, ils sont superbes, mais j’aurais tellement aimé … en avoir encore plus ;)

Merci à Laura pour m’avoir prévenu que le nouvel album d’Opus Doria était disponible :)

http://opusdoria.bandcamp.com/album/a-day-on-earth
Et la version instrumentale : http://opusdoria.bandcamp.com/album/a-day-on-earth-instrumental-version-2

nov 122012
 

Je n’ai jamais été un grand fan de Kamelot, ce groupe américain fondé en 1991 et qui a sorti à ce jour 10 albums. Je trouvais leur musique pas désagréable mais manquant de personnalité, un mélange entre le progressif et le symphonique, avec des albums composés de chansons simples et non d’oeuvres épiques comme je les savoure.

Et puis j’ai acheté ma place pour leur concert du 4 novembre au Bataclan, évènement marquant la sortie de leur nouvel album Silverthorn. Bien évidemment il fallait réviser avant le concert, ainsi le jour de la mise en vente de cet opus, je me suis aventuré dans les bacs pour m’offrir mon exemplaire. Mais sans trop de conviction.

Première écoute … mmm pas mal ! Seconde écoute … un vrai potentiel ! Les écoutes suivantes (qui furent très nombreuses), je suis complètement tombé sous le charme ! Beaucoup d’imagination, de créativité, un savant mixe entre les balades à vous faire fondre, et les morceaux plus dynamiques qui vous entraînent. La patte de Kamelot est très présente, mais la maturité apporte la qualité, et l’expérience le renouvellement. Le changement de chanteur cette année apporte peut-être même un vent de fraîcheur (même si la voix reste de façon très bluffante la même), et le groupe démontre qu’il a su progresser et évoluer, pour nous livrer des compositions mitonnées aux petits oignons.

Avec une intro tout en coeurs, Silverthorn vous prend sous son emprise, et va vous emporter de balades en titres rocks, de breaks en solos, de pianos en chants féminins, le tout bercé par des sonorités que nous retrouverons de part et d’autre de l’album, donnant parfois l’impression de n’avoir qu’une longue et belle piste d’un opéra rock !

Bref (car il faut toujours finir par un bref), Silverthorn m’a fait aimer Kamelot ! Et pour nous en avoir joué plusieurs pistes pendant le concert, je peux vous dire que la scène ne démentira pas mon impression général : que du bonheur !

J’ajoute enfin que le CD est fourni dans un très beau coffret collector, avec un livret racontant l’histoire de Silverthorn (un peu dramatique), et un  second CD pour une version intégralement instrumentale, qui démontre plus encore la qualité des compositions.

Allez pour le plaisir : Song for Jolee directement issue du concert parisien :

12 pistes pour 56mn

01. Manus Dei
02. Sacrimony (Angel of Afterlife)
03. Ashes To Ashes
04. Torn
05. Song For Jolee
06. Veritas
07. My Confession
08. Silverthorn
09. Falling Like The Fahrenheit
10. Solitaire
11. Prodigal Son
12. Continuum

juin 012012
 

Le trailer du film réalisé par Nightwish est accessible sur le nouveau site officiel -> http://www.imaginaerum.com/

Basé sur la bande son intégrale de l’album du même nom, cette oeuvre très personnelle au groupe devrait être une belle surprise pleine d’imagination et de poésie. Il ne sortira hélas qu’en Finlande le 17 août 2012. Prions pour une sortie DVD dans notre contrée pour la fin d’année.

Opus Doria

 Posted by at 1 h 03 min  Métal Symphonique  1 Response »
avr 012012
 

opusdoriaLe métal symphonique français a vraiment le vent en poupe, après l’hégémonie nordique depuis les années 1990, la relève viendra peut-être de l’hexagone. En tout cas coté originalité et créativité, ne soyons pas chauvins (enfin si un peu quand même), nos groupes bien de chez nous démontrent un savoir faire et une qualité artistique indéniables.

Opus Doria est un jeune combo basé en Aquitaine composé de 3 filles (les dames tiennent la voix, le piano et le cello et sont aussi les compositrices) et 2 garçons (bassiste et guitare). Fans des grands groupes de métal sympho, de classique et de musiques de films (Hans Zimmer, Danny Elfman) on ne peut que s’entendre côté inspiration. Le premier album, Infraworld, est sorti en 2011, et si j’en parle ici c’est qu’il m’a bien tapé dans l’oeil. Vous savez, c’est le genre d’album que vous vous passez en boucle dès la première écoute, cherchant à vous l’approprier tant il a flatté vos oreilles.

Pour autant, relativisons, je n’arrive pas à sortir un titre en particulier, il n’y a pas de refrain entraînant ou entêtant, pas de musique percutante ou mémorable, mais c’est tout l’ensemble de l’album qui est d’une constante qualité : les arrangements, les instruments, la voix splendide, le piano cristallin, les légères envolées, tout est fait pour doucereusement vous enivrer et vous faire planer. J’en oublie presque qu’il y a du speed et quelques lourds riffs tant ils ont enrobé leur musique dans un son pur et enjôleur.

Je suis un fan du dernier titre, un instrumental de 10mn, totalement incohérent, pas de fil conducteur mais porté merveilleusement par un piano et un violon, une suite de mélodies qui porte au rêve, qui pousse l’esprit à vagabonder, à errer sans but en écoutant juste parce que c’est splendide, et qui ferait une musique de film que ne renierai pas Burton.

C’est vraiment de la belle musique, tout simplement. Je leur souhaite de mettre un peu plus de caractère dans leurs prochaines compositions, et ils se feront sans nul doute un nom, au vu déjà de leur maîtrise artistique et sonore. J’espère que nous aurons l’occasion de les découvrir lors d’une première partie d’un prochain concert de Wildpath pourquoi pas, il faudrait leur en souffler l’idée :)

The cry of the knight :

Liens
http://www.opusdoria.net/

Discographie

2011 : Infraworld

Adrana

 Posted by at 22 h 02 min  Métal Symphonique  No Responses »
mar 012012
 

The ancient RealmsDécouvert à la scène Bastille en avant première de Wildpath, Adrana m’a fait une très bonne impression, celle d’un combo professionnel avec de bonnes compositions et une belle maîtrise du son.

Ce jeune groupe de tourangeaux, grands amateurs de fantasy, réalise des concepts albums nous contant la quête épique de la princesse guerrière Adrana. S’ils exploitent parfaitement bien le principe du métal symphonique, avec de superbes mélodies, des intros en douceur boostées par des rifts puissants et accrocheurs, des breaks et changements de rythme de tous types, c’est avec la voix de la chanteuse qu’ils se démarquent, poussant le symphonique en plein opéra. Le chant s’accorde à merveille avec le métal, et nous régale soit d’envolées typiques des cantatrices, soit de douceur sur leurs belles balades.

Je n’ai pas eu l’occasion d’écouter les premiers albums, mais le dernier : The ancient Realms (2011) et dans son ensemble une superbe réussite. Du niveau des groupes professionnels, le mixage est parfait, chaque instrument porte, et chaque titre emporte. Quelques titres auront des consonances Nightwishiennes (notamment Burning Horizon et Over the past) mais pour le reste on sent qu’Adrana est en train de trouver son propre style.

A écouter pour se faire une très belle idée de la qualité du groupe : The Bow and the Beast, avec un splendide break de clavecin

Et un peu plus rythmé : Poison

Le plus difficile est de réussir à mettre la main sur les premiers albums. Le dernier est accessible sur le site de l’éditeur : Brennus

Liens
http://www.adrana.com/fr/

Discographie

2006 : The Tower Of Frozen Tears
2008 : Perturbatio
1993 : Symphony Masses