Therion

 Posted by at 22 h 31 min  Métal Symphonique  No Responses »
fév 232012
 

The Miskolc Experience (NTSC-format)Je profite de l’annonce de leur prochain concert en France le 1er octobre 2012 pour présenter un de mes groupes fétiche.

Constitué en 1987, Thérion (dont le nom est un clin d’oeil au titre  To Mega Therion de Celtic Frost – trash métal) est un groupe de death métal suédois qui s’est progressivement converti au métal symphonique. Si les 4 premiers albums sont inaccessibles à mes douces oreilles (ça grawl dur), le réveil se fait avec l’album Theli (1996). Voix féminines, coeurs, inspirations musique classique, instruments d’orchestre, et surtout beaucoup plus de douceur, de créativité, avec toujours des guitares lourdes et puissantes. Le mariage des deux est réussi et totalement envoûtant.

Therion fera évoluer ses compositions jusqu’à trouver l’harmonie parfaite avec le 9ème album : Deggial. Un pur régal, qui démontre que le métal et l’opéra font très bon ménage, et qui surtout va donner le ton à tous les albums suivants, empruntant aux plus grands auteurs de classique (Verdi, Wagner, Mozart, Dvorak), et se faisant accompagner en studio et concert par de conséquents orchestres symphoniques. Le ton restera toujours assez sombre, ambiance mélancolique, rythme lourd et lent, appuyé par des cuivres, violons et contrebasses, donnant une consonance dramatique à tous leurs titres. C’est comme le classique : de la belle musique qui s’écoute, pleine d’envolées et moments planants, et une bonne dose de métal aux riffs survitaminé quand même :)

A découvrir la vidéo suivante de Blood of Kingu, véritable démonstration de la puissance et de l’originalité de Therion (tiré du splendide concert mi-classique mi-métal : the Miskolc Experience)

Et pour la partie classique, un peu de Dvorak,Verdi et Mozart :

Le 15ème album sortira juste avant la tournée.

Liens
http://www.megatherion.com/en/

Discographie

1991 : Of Darkness
1992 : Beyond Sanctorum
1993 : Symphony Masses
1995 : Lepaca Kliffoth
1996 : Theli
1997 : A’arab Zaraq
1998 : Vovin
1999 : Crowning of Atlantis
2000 : Deggial
2001 : Secret of the Runes
2004 : Lemuria
2004 : Sirius B
2007 : Gothic Kabbalah
2010 : Sitra Ahra

déc 102011
 

Un nouvel album de Nightwish c’est toujours un grand évènement ! Il était évident que je serais à la Fnac ce 5 décembre pour me l’accaparer et m’en régaler les oreilles. Un bel emballage, deux CD, un mini poster, un livret bien décoré avec les paroles, avant même de l’écouter c’est déjà encourageant.

Un petit tour en musique ? C’est parti !

On remonte la boite à musique, crrrr, crrrr, crrrr, ainsi démarre la première chanson, en finlandais avec la voix grave de Marco s’il vous plait ! Le ton est donné, on est en pleine douceur et l’objectif est d’emmener l’auditeur dans des contrées merveilleuses et éloignées. Taikatalvi, traduction imagée : le brouillard qui plane sur les champs au printemps (qui est d’ailleurs aussi le nom d’un album de Sonata Arctica). La chanson reflète bien cette ambiance, prometteuse pour la suite.

En second, Storytime qui nous rappelle qu’on écoute du Nightwish, avec cette petite mélodie récurrente au piano qui va nous suivre un peu tout au long de l’album. Le rythme s’accélère, les guitares se réveillent, et Anette s’engage sur un chant rapide et très entraînant. Coupures et changements de rythmes, violons, coeurs et cuivres, l’impression d’avoir déjà entendu cela dans les albums précédents est flagrante.

Comme pour tous les albums, c’est Tuomas Holopainen qui se colle aux compositions, le style est donc fidèle à cette originalité qui a fait le succès du groupe. Mais l’orientation donnée aux mélodies tend maintenant plus vers de la musique de film que du classique métal symphonique. Le troisième titre, Ghost River est un parfait exemple de ce qui pourrait accompagner un long métrage fantastique.

Les pistes empruntent à tous les genres, un peu de blues pour la très belle Slow, Love, Slow, démarrage juste en contrebasse et piano, trompette et voix d’Anette et Marco, une merveille. Puis du celtique sur I Want my tears back, avec son intro et ses breaks à la cornemuse.

Mais mon top of the top, la chanson qui fait basculer l’album de bon à démentiel, c’est Scaretale. Démarrage avec coeurs d’enfants, puis le concert qui se lance dans un rythme infernal, violons, batterie, coeurs et cuivres, et zou on rechange de style, la gratte bien métaleuse reprend le dessus, et Anette s’empare de la musique avec des paroles très rapides, on est dans un conte de fée, Once upon a time in a daymare, le ton est donné ! La suite n’est que succession de coupure et de mélodies différentes, musique de cirque, Marco nous invite sous son chapiteau, je ferme les yeux, j’y suis, la flûte et la rythmique de marche ouvrent la porte à la grande parade, jusqu’au retour des violons et la chanson qui reprend le dessus.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=iinu6ZMs-I4

http://www.youtube.com/watch?v=5kYvWYIWaaQ&feature=results_main&playnext=1&list=PLDC971A2F83F4D542

Pas de bol, sans coupure, juste derrière, se trouve l’instrumental Arabesque qui nous emmène en Afrique du nord avec son pungi de charmeur de serpent et cette musique qui nous fait surfer sur les dunes de sables. Le charme ne redescend pas ! Un bonheur pour les oreilles.

Les titres qui suivent ont du mal à trouver leur place, même s’ils restent très agréables, ils sont plus classiques et ne détonnent pas après l’écoute de Scaretale. Jusqu’à la 11ème qui renoue avec les classiques du groupe, une bonne chanson sympho rapide entraînante qui devrait déchaîner les foules en concert (vivement le 17/04/2012 !). L’avant dernière, 13,38 minutes, Song of Myself, est une très douce et lente chanson triste, qui marque la fin de l’histoire avec mélancolie.

Heureusement nous clôturerons avec le titre éponyme de l’album, qui n’est en faite qu’un melting pot de tous les titres qui le compose. On y retrouvera donc les meilleurs mélodies, ce qui permet de laisser l’audition sur une excellente impression.

Imaginaerum n’est plus vraiment du Nightwish, c’était mon premier sentiment à son écoute. J’aimais bien mais cela me donnait l’impression d’écouter du Danny Elfman, une bande originale qui collerait à merveille avec la plupart des Burton, comme dans Alice au pays des merveilles. Et puis après plusieurs dizaines d’auditions, Nightwish est en fait toujours là, parce que ce sont bien leurs sonorités, leurs arrangements, leurs voix, leur manière de composer des chanson. Cet album surprendra les fans, plus calme, plus reposant, il n’en est pas moins envoûtant, mais c’est un vrai concept album qui mélange imagination, folie, fête foraine et fantaisie.

Holopainen a réussi son pari puisque c’est bien ce qu’il voulait réaliser : la bande originale d’un film dont il a écrit l’histoire et qui sortira courant 2012 en Finlande. Le sujet est assez proche de l’idée de Big Fish, un vieillard qui reste cantonné à son imagination d’enfant. Cela devrait être intéressant … rien que pour la musique déjà ;)

Le second CD reprend tous les titres du premier mais uniquement en version instrumental. Pas grand intérêt sinon de le passer en musique de fond pour profiter plus encore de la richesse de composition de Tuomas.

En tout cas, un bel album qui peut être écouté par tous, fans de métal ou non.

juil 172011
 

Sorti en mai 2011, The Beginning est une excellente surprise.

Amorphis qui était un groupe  chantant en grunt à ses débuts (la voix a un timbre guttural et caverneux, ce dont je ne suis pas fan), très orienté Death métal, évolué avec cet album de plus en plus vers le métal symphonique et progressif. L’ambiance reste toujours au death métal, mais les mélodies et instruments sont beaucoup plus accessibles, le grunt est devenu plus rare, les compositions plus recherchées, les refrains entrainants, le piano devient plus présent, adoucissant l’ensemble de titres.

Il suffit d’écouter le premier morceau, Battle for light, courte intro au piano, suivie d’un démarrage de guitares bien appuyées mais pas trop rapides, puis du chant, un peu de grunt, et la puissance musicale augmente progressivement, plus heavy, jusqu’au break en milieu de chanson pour repartir tout aussi heavy avec le refrain jusqu’à la fin.

La deuxième, Mermaid, est du même accabit, cela repart avec du piano léger, un fredonnement de femme, puis des guitares très rapides. Le vocal coupe le rythme, très doux, jusqu’à ce que les guitares le rattrapent.

Je ne détaillerai pas tous les titres, mais le principe des deux premiers se retrouve sur tout l’album, ce ne sont que des mélanges entre douceur et puissance, le grunt lui même est peu agressif et attenué par la suave voix mélancolique du chanteur. Et surtout chaque chanson est un mélodie qu’on retient sans peine, on se prend aisément à la meumeumer pour l’accompagner. De nombreux breaks et coupures de rythme, de superbes solos de gratte, un peu de synthé à la tonalité des années 70 , l’album entier est un régal de surprises qui flattent les oreilles. On appréciera aussi la continuité entre les titres, le début du suivant va à merveille avec la fin du précédent, comme si tout l’album n’était qu’un seul titre. Et la qualité sonore est splendide.

Mes préférés : You I Need, et Reformation enchaîné par Soothsayer, toujours ces intros au piano suivies par des guitares rythmées et un vocal d’une douceur charmeuse. S’il vous faut un album pour découvrir Amorphis, c’est bien celui ci !

juin 212011
 

Symphony X - IconoclastRhapsody Of Fire - Cold embrace of fear

Et  bien, c’est vraiment la fête de la musique cette semaine puisque sont sortis le même jour (le 20/06) des deux nouveaux albums de deux groupes mythiques :
Rhapsody of Fire : From chaos to eternity
Symphony X : Iconoclast

Et côté boitier ils ont assuré (Nuclear blast) avec un format livret très classe.
J’en prends plein les oreilles et on en reparle bientôt :)

Ah j’avais oublié, le 30/05 est sorti aussi le dernier Amorphis : Beginning of timesAmorphis

juin 132011
 

Album plus difficile à s’approprier que le second, il me faudra de très nombreuses écoutes pour affectionner la plupart des pistes.

La première chose qui m’a choqué et qui a vraiment freiné mon entrain pour l’album c’est la qualité du mixage du CD1, très en deça des précédents. Le plus flagrant est sur la seconde piste (Unearthed) où le début est un cafouillage de sons qui s’accumulent jusqu’à donner du simple bruit dans lequel on distingue à peine les instruments les uns des autres (idem sur la fin d’Anchored). Moi qui était habitué à la pureté sonore de chaque instrument, sur ce titre, même si cela reste audible en ressort une désagréable impression de cacophonie.

Mon second point négatif, je trouve que la voix aigüe de Marjolaine ne convient plus sur plusieurs des compositions. Si autant sur Non Omnis elle complétait à merveille les instruments, là elle ne parvient jamais vraiment à s’intégrer aux mélodies, donnant même l’impression d’aller à contre-courant, gâtant la qualité des morceaux avec un vocal peu créatif et mélodique, sauf quand elle chante en grave (comme sur X, parfaite !). Je me demande si une voix d’homme, ne serait pas plus adaptée (comme celle de Crystallized), afin de laisser en avant la véritable force de Wildpath, qui est la mélodie.

D’ailleurs, comme cet album nous offre deux CD, le premier normal avec les chansons version métal, le second avec les mêmes pistes mais enregistrées de façon orchestrale (sans guitare métal) et instrumentale (les vocaux étant remplacées par violons) : il est donc possible de comparer. Et pour moi il n’y a pas photo, le second est excellent et permet de profiter réellement des compositions, loin des problèmes inhérents au CD 1, on se retrouve immédiatement conquis par ces musiques toujours aussi magistrales et dignes d’épopées de cinéma.

Avec un temps d’adaptation, j’arrive maintenant à m’accaparer Underneath, parce que les compositions sont excellentes, variées, très inspirées du classique, du véritable symphonique.
J’adore Reviver, baroque et vivaldienne, Anchored, burtonienne au possible avec son piano rapide et sa guitare (ou ses violons selon le CD) grave qui irait à merveille dans Alice ou dans les Noces Funèbres, Timeworn qui emprunte à la fête foraine et au swing parisien, Buried Moon dont l’intro fait fortement penser au Tubular Bells de Mike Oldfield, Frozen qui tourne à fond dans les cancans parisiens, Crystallized qui est typique de Non Omnis Moriar avec une plus une touche western, Underneath qui un excellent instrumental dans le style Symphony X. Et la meilleure c’est X avec son mélange pop / techno, et ses reprises rythmiques (gratte ou piano selon la version).

Bref, si l’album standard (CD1) est plutôt bon, sa version orchestrale (CD2) est tout bonnement excellente, la qualité sonore étant bien meilleure, et les vocaux assurés par les violons enrichissent autrement mieux les compositions que le chant de Marjolaine. Pour faire idéal j’aurai fait un CD en version métal orchestral (les instruments du CD1 et les vocaux du CD2) et là je pense qu’on tenait un délire total ! :)

Je félicite l’idée de ce double album, car tout le monde devrait y trouver son compte, pour ma part je mélange les titres des deux CD, ayant des préférences pour certains en version métal et d’autres en version orchestrale, et comme je passe mon temps à les comparer, je finis par aimer les deux. Je commence en général les premières pistes en orchestrale (j’ai définitivement fait un blocage sur unearthead CD1), et je repasse sur le CD1 pour la fin de l’album.

Si vous aimez dès la première écoute, tant mieux, sinon composez vous même votre playlist. Après un album où toutes les musiques étaient dans le même style et avaient une continuité musicale, ici les pistes se suivent et ne se ressemblent pas, cela surprendra donc au premier abord, Wildpath s’essayant à de nouveaux genres et forçant sur les coupures de style et de rythmes. Créatif et varié, surprenant, avec toujours la patte Wildpath sur le son de la gratte, pour l’apprécier il ne faut pas essayer de le comparer à Non Omnis Moriar. C’est très différent, et c’est finalement toujours aussi agréable.