IQ

 Posted by at 20 h 09 min  Musique, Rock Progressif  No Responses »
sept 122012
 

Je suis toujours agréablement surpris lorsque j’accroche sur un album et que  j’apprends que le groupe a déjà plus de 30 ans d’existence. Et oui, IQ est né en 1981 en Angleterre et a sorti 10 albums à ce jour.

Je découvre avec le dernier : Frequency (2009) et j’adhère immédiatement au style néo-prog, retrouvant une patte planante et envoûtante typique de la période Genesis de Peter Gabriel, à savoir une voix douce et de longues mélodies portées par de grands solos de guitare et de synthé, et plein de breaks et changements de variations.

Ce ne sont pas de simples chansons, non c’est toute une aventure, une épopée qui vous emmène en pleine relaxation et des notes qui vous restent dans la tête et vous poussent à fredonner.

Je vous laisse découvrir par vous même avec le titre éponyme de l’album : Frequency

Et si cela ne vous suffit pas, je vous en donne pour 13,43mn avec The Province, du même album :

Je vas maintenant m’attaquer à l’écoute des albums précédents, miam :)

Liens
http://fr.wikipedia.org/wiki/IQ_(groupe)

Discographie
Seven Stories into Eight (1982)
Tales from the Lush Attic (1983)
The Wake (1985)
Nomzamo (1987)
Are You Sitting Comfortably? (1989)
Ever (1993)
Subterranea (1997)
The Seventh House (2000)
Dark Matter (2004)
Frequency (2009)

juin 022012
 

The Space HotelEt bien quelle belle année riche en albums de mes groupes préférés, après le dernier Sonata (qui se bonifie vraiment à l’écoute), voici le retour du grand Arjen, plus connu pour ses compositions sous le nom d’Ayreon, de Star One, Stream of Passion, Guilt Machine ou Ambeon (tous des must-have, et oui ce monsieur est prolifique). Spécialiste en rock progressif expérimental, Arjen a vraiment un style et un son qui lui sont propres, un savant mélange de pop, folk et rock anciens et modernes. Fidèle à ses habitude, il nous là encore un concept album, sur une idée très original de quelqu’un qui se réveille dans le futur pour découvrir une nouvelle réalité. Bourré d’humour et de SF, moi qui en général ne comprend rien aux chansons anglaises, là  je me régale.

Chaque titre débute par une petite narration (par Rutger Hauer, oui oui l’acteur allemand), préambule au sujet de la chanson, et très souvent vous aurez l’impression de retrouver d’anciens titres d’Ayreon, par une intro, par une manière jouer ou de commenter, par une mélodie où un refrain, c’est à la fois agréable (car on aime) et perturbant (car on pense déjà connaître), mais en fait très vite chaque chanson se forgera sa propre identité, et appartiendra définitivement bien à ce nouvel album.

La construction de Lost in the new real me fait aussi fortement penser à l’album 01011001, une véritable histoire nous est conté, enchaînant des titres tristes ou enjoués, calmes ou emportés en fonction de ce qui arrive au personnage.

En tout cas les amateurs d’Ayreon seront ravis, on est en plein dedans et c’est du très grand ! Chaque titre est un bonheur de composition, de mélange d’instruments et de rythmes, et on se laisse embarquer en toute facilité par les mélodies et les paroles, par l’électro et le cybernétique. Arjen manie toujours aussi bien tous les corps musicaux, c’est lui qui fait tout, et il use et abuse des mélanges, guitare rock ou folk, violons, flûte et vièle, ce qui rend tous les  titres riches et uniques. Et comme c’est un concept album, chacun a une transition avec le suivant, quelques paroles, une petite musique de fond, ce qui donne à l’ensemble l’impression d’écouter une longue piste continue de 47mn.

Si tous les titres sont des petits bijoux, mon coeur se perd sur la 5ème, E-Police, entraînante, chantante, gaie, cette chanson me pousse invariablement à me trémousser et à meumeuher (ceux qui meumeuhent comprendront :) ). De même la 9ème, Where pigs fly, et toute simple mais vous embarque par son humour et ses facéties, un joli clins d’oeil aux célébrités actuelles (Madonna was a virgin, Arnold never came back, ET dialed the wrong number, Shakespeare couldn’t rhyme).

Extrait de E-Police

De cet album transpire une véritable ambiance SF des années 70. Et Arjen, par ses compositions, rend hommage aux grands groupes de cette époque, comme les Floyd, Led Zeppelin, Deep Purple ou les Beatles. On retrouvera d’ailleurs sur le deuxième CD plusieurs reprises (Floyd, Blue Oyster Cult, Led Zep, Alan Parsons, Franck Zappa) agrémentées à la sauce Ayreon, très réussies et toutes dans le ton et l’inspiration de l’histoire. Chapeau d’ailleurs pour cette magnifique reprise de Battle Of Evermore (Led Zep) que je trouve presque meilleure que l’originale (c’est dire, pourtant c’est un grand grand titre !).

Bref tout cela pour dire, chapeau bas Monsieur Lucassen, encore une belle démonstration de votre talent et votre génie créatif (et un peu barge, mais j’adore :) ).

Dernière piste de l’album et fin de l’histoire

juin 012012
 

Le trailer du film réalisé par Nightwish est accessible sur le nouveau site officiel -> http://www.imaginaerum.com/

Basé sur la bande son intégrale de l’album du même nom, cette oeuvre très personnelle au groupe devrait être une belle surprise pleine d’imagination et de poésie. Il ne sortira hélas qu’en Finlande le 17 août 2012. Prions pour une sortie DVD dans notre contrée pour la fin d’année.

mai 202012
 

Il y a des albums qui s’approprient dès la première écoute, et d’autres qui nécessiteront plus de temps, plus de patience. Après un magnifique The Days Of Grays sorti en 2009, ce nouvel et 7ème opus peut surprendre car il s’éloigne du purement mélodique du dernier pour revenir vers le style de Unia (2007) : plus rythmé, plus speed, et avec des mélodies et des variations musicales qui font comme un air de déjà entendu. Tony Kakko fait du Tony Kakko, classique, les premiers titres me donneront même l’impression d’écouter les albums précédents, difficile de se renouveler quand on est toujours le seul compositeur du groupe. Losing my insanity est l’exemple même de la chanson standard, typique de Sonata. Le chant de Tony est pour beaucoup dans cette resucée. Et en même temps son chant est toujours aussi excellent, ses intonations, ses délires vocaux, sa manière de parler en douceur sur un titre, c’est aussi tout le caractère de Sonata.

Hormis le premier titre (Only The Broken Hearts), le début de l’album me laisse plutôt froid. Le réveil se fera heureusement à partir du 5ème, I Have A Right qui fait preuve d’originalité, plus touchante, des paroles rapides mais entraînantes, un joli refrain toujours très Sonatien joué avec de nombreuses nuances (avec instruments, sans, un ton au dessus, comme ils adorent le faire). La suite confirmera ce réveil avec le sentiment de retour dans le temps, se rapprochant de compositions d’albums plus anciens, The Days avec son piano rapide, Cinderblox qui se tape un délire au banjo et un long passage de guitares très speed, et les deux titres Wildfire (part 2 et 3) qui nous font nager en pleine ambiance Western sont sans hésitation les points forts de l’album. Toute l’expérience de Sonata dans deux pistes de 8mn chacune qui se suivent et vont varier tous les styles, tous les rythmes, douceur et brutalité, breaks et refrains survitaminés, piano et violon … déroulé de chanson dont on retrouvera un schéma assez similaire à Power Of One (pour moi le meilleur titre du groupe, album Silence en 2001).

Au final, après une longue digestion, cet album est du bon Sonata, même s’il est moins original que le précédent, même si la plupart des titres ne renouvellent pas le genre, ils restent fidèles à leur style très caractéristique, dans la continuité d’Unia, avec cependant une touche folk et les derniers titres plus envoûtants et variés qui laisseront l’auditeur sur une bonne impression.

Sortie le 18 mai 2012 – 12 titres pour une durée totale de 56mn

  1. Only The Broken Hearts (Make You Beautiful)
  2. Shitload Of Money
  3. Losing My Insanity
  4. Somewhere Close To You
  5. I Have A Right
  6. Alone In Heaven
  7. The Day
  8. The Day
  9. Cinderblox
  10. Don’t Be Mean
  11. Wildfire, Part:II – One With The Mountain
  12. Wildfire, Part:III – wildfire Town, Population: 0
  13. Tonight I Dance Alone (Limited Edition Bonus Track)

Opus Doria

 Posted by at 1 h 03 min  Métal Symphonique  1 Response »
avr 012012
 

opusdoriaLe métal symphonique français a vraiment le vent en poupe, après l’hégémonie nordique depuis les années 1990, la relève viendra peut-être de l’hexagone. En tout cas coté originalité et créativité, ne soyons pas chauvins (enfin si un peu quand même), nos groupes bien de chez nous démontrent un savoir faire et une qualité artistique indéniables.

Opus Doria est un jeune combo basé en Aquitaine composé de 3 filles (les dames tiennent la voix, le piano et le cello et sont aussi les compositrices) et 2 garçons (bassiste et guitare). Fans des grands groupes de métal sympho, de classique et de musiques de films (Hans Zimmer, Danny Elfman) on ne peut que s’entendre côté inspiration. Le premier album, Infraworld, est sorti en 2011, et si j’en parle ici c’est qu’il m’a bien tapé dans l’oeil. Vous savez, c’est le genre d’album que vous vous passez en boucle dès la première écoute, cherchant à vous l’approprier tant il a flatté vos oreilles.

Pour autant, relativisons, je n’arrive pas à sortir un titre en particulier, il n’y a pas de refrain entraînant ou entêtant, pas de musique percutante ou mémorable, mais c’est tout l’ensemble de l’album qui est d’une constante qualité : les arrangements, les instruments, la voix splendide, le piano cristallin, les légères envolées, tout est fait pour doucereusement vous enivrer et vous faire planer. J’en oublie presque qu’il y a du speed et quelques lourds riffs tant ils ont enrobé leur musique dans un son pur et enjôleur.

Je suis un fan du dernier titre, un instrumental de 10mn, totalement incohérent, pas de fil conducteur mais porté merveilleusement par un piano et un violon, une suite de mélodies qui porte au rêve, qui pousse l’esprit à vagabonder, à errer sans but en écoutant juste parce que c’est splendide, et qui ferait une musique de film que ne renierai pas Burton.

C’est vraiment de la belle musique, tout simplement. Je leur souhaite de mettre un peu plus de caractère dans leurs prochaines compositions, et ils se feront sans nul doute un nom, au vu déjà de leur maîtrise artistique et sonore. J’espère que nous aurons l’occasion de les découvrir lors d’une première partie d’un prochain concert de Wildpath pourquoi pas, il faudrait leur en souffler l’idée :)

The cry of the knight :

Liens
http://www.opusdoria.net/

Discographie

2011 : Infraworld