nov 112012
 

En général lorsque je commence à écouter un album en boucle sans même m’en rendre compte, c’est que je suis tombé sous le charme de sa musique. C’est le cas de Less is More de Marillion. Un groupe britannique qui n’a jamais fait partie de ma collection de disque, et qui pourtant existe depuis très longtemps : 1978, 16 albums à leur actif dont le dernier est sorti cette année (Sounds that can’t be made). Marillion fait du rock progressif, à leurs débuts ils étaient qualifiés de clones de Genesis, mais avec l’expérience ils ont su développer leur propre style musical.

Je les découvre avec leur avant-dernier album, Less is More (2009), qui n’est composé que de titres issus de leurs anciens albums mais revisités en balades acoustiques. Et c’est un bonheur tout du long, la voix splendide de Steve Hogarth, les mélodies, la douceur de la guitare sèche, l’accompagnement au piano, une batterie très légère, des sonorités à la limite du jazz, chaque titre vous emporte et vous berce, invitant votre esprit à s’évader, les yeux dans le vague, complètement sous l’emprise du charme de cet album.

12 titres de qualité assez similaire, avec quand même des coups de coeur, que dis-je : des coups de foudre pour Hard as Love, et This is the 21st Century. Je vous laisse avec deux titres pour que vous aussi preniez quelques minutes de bonheur et de plénitude :

Out of this World :

This is the 21st Century

Je vais maintenant remonter le temps, découvrir les albums précédents (à noter que le dernier est très bon aussi), me faire surprendre par les versions rock des titres de Less is More, bref sans nul doute … me faire plaisir :)

Less is More : 12 pistes pour 57mn d’écoute

1. Go! 5:01
2. Interior Lulu 7:32
3. Out Of This World 5:07
4. Wrapped Up In Time 3:39
5. The Space 4:50
6. Hard As Love 5:00
7. Quartz 5:48
8. If My Heart Were A Ball 5:11
9. It’s Not Your Fault 3:32
10. Memory Of Water 2:36
11. This Is The 21st Century 5:29
12. Cannibal Surf Babe 3:39

nov 022012
 

Voici venir le dernier album de Muse, je n’en avais même pas entendu parler ce fut donc une bonne surprise que de tomber dessus dans les rayonnages. Evidemment ni une ni deux je me suis empressé de l’acquérir !

Ceci étant si je m’étais un tant soi peu intéressé aux JO en Angleterre, j’aurais appris que la chanson Survival était le titre de la cérémonie d’ouverture. Ils ont du se régaler !

A la première écoute nous sommes en plein dans la continuité de The Resistance, c’est flagrant, et les titres peinent donc un peu à marquer, semblant manquer de personnalité par rapport à l’album précédent. Mais un album ne se découvre bien qu’après de nombreuses écoutes, et plusieurs titres finiront par sortir aisément du lot.

Une intro d’album très symphonique directement suivie tout en douceur par la suave voix de Mat Bellamy, c’est donc une balade qui donne le ton de ce 6ème album. Et dans l’ensemble les titres seront plutôt calmes. Quelques morceaux sonneront étrangement dans les habitudes de Muse (un peu comme Uprising avait surpris par son côté disco), c’est le cas de Panic Station qui emprunte à du bon vieux style rock de seventies.

Mais la clé de voûte de l’album, et ceci n’engage que moi, ce sont les deux titres qui s’enchaînent : Prelude qui s’inspire de Tristesse de Chopin et qui appelle Survival, un queen-revival, hymne à l’optimisme, débutant au piano, et qui monte en puissance, avec coeurs, puis guitare électrique et les classiques changements d’octaves, et la voix de Bellamy qui typique à Muse est un instrument à part entière ! Cela ressemble fortement à du Therion pour les connaisseurs, on est en plein opéra !

La suite c’est encore du tout bon, Follow Me avec sa mélodie redondante électronique, puis tout une série de titres qui sont plutôt standards, des chansons agréables, entraînantes, sympathiques, mais il me faudra attendre les deux titres finaux The 2nd Law : Unsustainable et Isolated System, pour renouer avec l’ingéniosité typique du groupe : mélange de pop, électro et techno, classique et symphonique, nous terminons en apothéose, de façon très similaire à Exogenesis.

Cet album est donc de très bonne facture, très agréable à écouter en boucle, on fini vite par se l’approprier et y prendre beaucoup de plaisir.

A noter que la version limitée est fournie avec un DVD de 32 mn sur tout le montage studio de l’album.

13 pistes pour 53 minutes

1. Supremacy 4:55
2. Madness 4:39
3. Panic Station 3:03
4. Prelude 1:03
5. Survival 4:17
6. Follow Me 3:51
7. Animals 4:23
8. Explorers 5:48
9. Big Freeze 4:41
10. Save Me 5:09
11. Liquid State 3:03
12. The 2nd Law : Unsustainable 3:48
13. The 2nd Law : Isolated System 4:59

IQ

 Posted by at 20 h 09 min  Musique, Rock Progressif  No Responses »
sept 122012
 

Je suis toujours agréablement surpris lorsque j’accroche sur un album et que  j’apprends que le groupe a déjà plus de 30 ans d’existence. Et oui, IQ est né en 1981 en Angleterre et a sorti 10 albums à ce jour.

Je découvre avec le dernier : Frequency (2009) et j’adhère immédiatement au style néo-prog, retrouvant une patte planante et envoûtante typique de la période Genesis de Peter Gabriel, à savoir une voix douce et de longues mélodies portées par de grands solos de guitare et de synthé, et plein de breaks et changements de variations.

Ce ne sont pas de simples chansons, non c’est toute une aventure, une épopée qui vous emmène en pleine relaxation et des notes qui vous restent dans la tête et vous poussent à fredonner.

Je vous laisse découvrir par vous même avec le titre éponyme de l’album : Frequency

Et si cela ne vous suffit pas, je vous en donne pour 13,43mn avec The Province, du même album :

Je vas maintenant m’attaquer à l’écoute des albums précédents, miam :)

Liens
http://fr.wikipedia.org/wiki/IQ_(groupe)

Discographie
Seven Stories into Eight (1982)
Tales from the Lush Attic (1983)
The Wake (1985)
Nomzamo (1987)
Are You Sitting Comfortably? (1989)
Ever (1993)
Subterranea (1997)
The Seventh House (2000)
Dark Matter (2004)
Frequency (2009)

juin 022012
 

The Space HotelEt bien quelle belle année riche en albums de mes groupes préférés, après le dernier Sonata (qui se bonifie vraiment à l’écoute), voici le retour du grand Arjen, plus connu pour ses compositions sous le nom d’Ayreon, de Star One, Stream of Passion, Guilt Machine ou Ambeon (tous des must-have, et oui ce monsieur est prolifique). Spécialiste en rock progressif expérimental, Arjen a vraiment un style et un son qui lui sont propres, un savant mélange de pop, folk et rock anciens et modernes. Fidèle à ses habitude, il nous là encore un concept album, sur une idée très original de quelqu’un qui se réveille dans le futur pour découvrir une nouvelle réalité. Bourré d’humour et de SF, moi qui en général ne comprend rien aux chansons anglaises, là  je me régale.

Chaque titre débute par une petite narration (par Rutger Hauer, oui oui l’acteur allemand), préambule au sujet de la chanson, et très souvent vous aurez l’impression de retrouver d’anciens titres d’Ayreon, par une intro, par une manière jouer ou de commenter, par une mélodie où un refrain, c’est à la fois agréable (car on aime) et perturbant (car on pense déjà connaître), mais en fait très vite chaque chanson se forgera sa propre identité, et appartiendra définitivement bien à ce nouvel album.

La construction de Lost in the new real me fait aussi fortement penser à l’album 01011001, une véritable histoire nous est conté, enchaînant des titres tristes ou enjoués, calmes ou emportés en fonction de ce qui arrive au personnage.

En tout cas les amateurs d’Ayreon seront ravis, on est en plein dedans et c’est du très grand ! Chaque titre est un bonheur de composition, de mélange d’instruments et de rythmes, et on se laisse embarquer en toute facilité par les mélodies et les paroles, par l’électro et le cybernétique. Arjen manie toujours aussi bien tous les corps musicaux, c’est lui qui fait tout, et il use et abuse des mélanges, guitare rock ou folk, violons, flûte et vièle, ce qui rend tous les  titres riches et uniques. Et comme c’est un concept album, chacun a une transition avec le suivant, quelques paroles, une petite musique de fond, ce qui donne à l’ensemble l’impression d’écouter une longue piste continue de 47mn.

Si tous les titres sont des petits bijoux, mon coeur se perd sur la 5ème, E-Police, entraînante, chantante, gaie, cette chanson me pousse invariablement à me trémousser et à meumeuher (ceux qui meumeuhent comprendront :) ). De même la 9ème, Where pigs fly, et toute simple mais vous embarque par son humour et ses facéties, un joli clins d’oeil aux célébrités actuelles (Madonna was a virgin, Arnold never came back, ET dialed the wrong number, Shakespeare couldn’t rhyme).

Extrait de E-Police

De cet album transpire une véritable ambiance SF des années 70. Et Arjen, par ses compositions, rend hommage aux grands groupes de cette époque, comme les Floyd, Led Zeppelin, Deep Purple ou les Beatles. On retrouvera d’ailleurs sur le deuxième CD plusieurs reprises (Floyd, Blue Oyster Cult, Led Zep, Alan Parsons, Franck Zappa) agrémentées à la sauce Ayreon, très réussies et toutes dans le ton et l’inspiration de l’histoire. Chapeau d’ailleurs pour cette magnifique reprise de Battle Of Evermore (Led Zep) que je trouve presque meilleure que l’originale (c’est dire, pourtant c’est un grand grand titre !).

Bref tout cela pour dire, chapeau bas Monsieur Lucassen, encore une belle démonstration de votre talent et votre génie créatif (et un peu barge, mais j’adore :) ).

Dernière piste de l’album et fin de l’histoire