Dark Shadows

 Posted by at 20 h 00 min  Cinéma  Add comments
mai 162012
 

Dark ShadowsLe grand Tim Burton n’est plus ! C’est très clairement l’impression amère ressentie tout au long de ce Dark Shadows, film médiocre composé avec facilité, masse clichés, et hélas aucune originalité.
L’introduction est assez réussie, narration de la vie du héros en 1760, son amour perdu, son opposition avec une sorcière qui le transforme en vampire, son enterrement vivant, tout cela laisse augurer d’un film attrayant.
Mais ensuite tout tombe à plat.L’histoire est navrante de simplicité, pas passionnante pour deux sous, et les scènes s’enchaînent plus comme des successions de sketchs que comme une trame continue et construite. On se retrouve face à un film de série B, avec des décors moyennement bien réalisés, des effets spéciaux minimalistes, des personnages caricaturaux, et une ressucée des gags des visiteurs sans aucune touche d’humour un tant soit peu digne de ce nom. Voir notre vampire en 1972 tater avec étonnement la surface du goudron de la route, ou démonter la télé pour en faire sortir les farfadets, c’est d’un pitoyable navrant, avec des mimiques tellement clichées que c’en est même horripilant, surtout de la part de Burton. Le public de moins de 20ans semblait apprécier ces blagues, mais je n’ai pas vu d’adultes ne serait-ce que sourire aux boutades de Johnny Depp.

Depp justement, toujours fidèle à lui-même, joue un rôle sans aucune profondeur ni charisme, et aurait parfaitement trouvé le ton dans la Famille Adams. Eva Green, la sorcière, tire plutôt bien son épingle du jeu, incarnant à merveille la splendide méchante qui sait user de ses charmes. Les autres personnages sont sans saveur, la femme de Burton (Helena Bonham Carter) n’est présente que pour toucher son cachet (un rôle totalement dispensable), Michelle Pfeiffer est heureusement toujours aussi belle mais son personnage est trop vite survolé, seule l’héroïne de Kick-Ass (Chloë Moretz) s’en sort pas trop mal avec quelques répliques plus piquantes que les autres.

Si au moins le rythme avait permis de maintenir l’attention du spectateur. Mais non, en fait il ne se passe rien, c’est une succession de longueurs et de dialogues soporifiques, et si vous avez le malheur d’avoir vu la bande annonce, vous connaissez déjà l’intégralité des scènes animées.

Je regrette ce manque d’effort, dans la construction de l’histoire, dans l’opposition entre un vampire et une sorcière qui aurait pu donner des moments magiques dans tous les sens du terme (autrement que dans les 5 dernières minutes du film), dans l’absence d’humour ou de sérieux, et même dans la musique qui passe totalement inaperçue (décevant pour un Danny Elfman !). Quand on en devient obligé à faire appel à une vieille star du rock comme Alice Cooper pour animer 5 bonnes minutes du film, c’est qu’on a vraiment besoin de combler l’incommensurable désolation de son oeuvre. D’ailleurs l’image de fin ne fera que confirmer mes convictions, pourquoi tomber si bas dans la facilité…

Un film plat et sans âme, une déception considérable, une impression de s’être fait avoir par un réalisateur de renom qui n’est plus que l’ombre de lui-même (il est passé où le génie taré qui osait et surprenait !). A voir à la rigueur à la TV comme il se doit pour une série B.

Synopsis
En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant.
Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…

Sortie en salle le 9 mai 2012
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=130298.html

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