Le Hobbit : un voyage inattendu

 Posted by at 18 h 45 min  Cinéma  Add comments
déc 222012
 

Le Hobbit : un voyage inattenduQuel beau cadeau Peter Jackson a encore réussi à nous offrir pour Noël ! Et quel challenge démentiel que de vouloir reprendre l’univers du Seigneur des Anneaux (SdA) pour en sortir une nouvelle trilogie. Surtout que l’histoire de Bilbo le Hobbit est moins connue que celle de SdA. Et pourtant c’est elle qui est à l’origine du monde de la Terre du Milieu dans lequel se passent toutes les aventures de Tolkien, puisqu’elle fut écrite une bonne dizaine d’années avant le SdA.

Alors qu’il ne s’agit que d’un conte pour enfants (paru en 1937), Peter Jackson comptait bien en faire une préquelle très vaste et riche pour son magistral SdA, l’objectif étant de réussir à faire la jonction entre les deux romans, quitte à édulcorer fortement le Hobbit avec les appendices du Seigneur des Anneaux. Des deux premiers films  (Le Hobbit : Un voyage inattendu et Le Hobbit : La Désolation de Smaug) narreront donc la véritable histoire de Bilbo, et le troisième (Le Hobbit : Histoire d’un aller et retour) servira de transition et d’introduction au SdA.

Bon mais parlons un peu du film en lui même. Je n’en attendais pas grand chose, me disant qu’après SdA, le Hobbit se contenterait de surfer sur la réussite de Jackson et la médiatisation de l’oeuvre de Tolkien. C’est donc l’esprit très curieux que j’ai découvert ce voyage, qui porte magnifiquement bien son nom : inattendu !

Déjà ce qui va frapper de bout en bout du film c’est la qualité de l’image et des décors. Tout est magnifique, chaque recoin, chaque détail, chaque bout de foret, de plaine, de caverne et de montagne est un pur régal visuel, chaque lieu dégage une ambiance et une identité qui lui est propre. Les effets spéciaux sont parfaitement intégrés, et à couper le souffle. Les couleurs, les lumières, les animations, rien que pour elles vous pouvez regarder ce film. Ajoutez à cela des costumes et les maquillages omniprésents très réussis.

Nous retrouvons aussi dès le générique les maintenant très célèbres musique d’Howard Shore du SdA, adaptées pour l’occasion et complétées de nouvelles compositions. Rassurez vous, vous n’aurez pas l’impression de réentendre la même chose même si certaines petites mélodies notamment associées à des lieux vous feront des clins d’oeil (je pense notamment à la découverte de Foncombe par Biblo, on est  alors en plein SdA).

Bilbo a Fondcombe

L’introduction est particulièrement bluffante et vous mettra bien dans l’ambiance. Cette description de l’opulente cité des nains d’Erebor qui se fait ravager par le dragon Smaug (bien joué d’ailleurs car on voit à peine la bête, laissant ainsi le plaisir de la découverte pour le prochain film), vous brosse tout le contexte de l’aventure. Ensuite nous retrouvons Gandalf et surtout Bilbon jeune qui va se faire dépasser par l’arrivée et les facéties des 13 nains s’invitant à son insu. Passage cocasse et léger, joué et tourné avec beaucoup d’humour, nous rencontrerons ainsi toute la troupe qui constituera l’épopée, et découvrirons l’objectif de l’histoire, la quête pour se réapproprier Erebor.

Et voilà, vous êtes en plein dans le film, et vous allez vous laisser charmer par tout ce qui passe à l’écran : les acteurs dont on peut féliciter le casting (Martin Freeman incarne Bilbo à merveille), les moments épiques qui sont nombreux (ah la bataille des géants de pierre, quelle surprise !), des moments drôles (évidemment les trois trolls !), des moments très rythmés (course poursuite sous la montagne des gobelins), des moments totalement intenses et accaparants (le jeu des devinettes entre Bilbon et Gollum), des moments touchants (Radagast et sa forêt mourrante), et des moments magiques, ça c’est pour tout le reste !

2h45 de film, c’est considérable, et tout comme pour le SdA où des passages sont un peu moins passionnants, le Hobbit aura ses longueurs. Elles sont heureusement peu nombreuses, plutôt en milieu du film, et la fin va vite vous les faire oublier ! Et pour les fans du SdA, vous aurez aussi la joie d’en retrouver de nombreuses références, comme les elfes Galadriel et Elrond, une apparition de Frodon mais aussi de Saroumane, tous incarnés par leurs véritables acteurs.

J’ai bon nombre d’images du film dans les yeux, je me suis encore fait bluffer par Peter Jackson et sa maestria à raconter des histoires qui font rêver, et si les aventures du Hobbit sonneront comme un peu moins légendaires par rapport à celles du SdA, le réalisateur a de nouveau réussi à nous livrer une trilogie passionnante et magistrale, dont les suites (2013 et 2014) seront maintenant attendues avec grande impatience. Bon voilà c’est dire : j’ai adoré ! :)

Peter Jackson à Cul-de-Sac la maison de Bilbo

Synopsis
Dans UN VOYAGE INATTENDU, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d’Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu’il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n’est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…
Bien qu’ils se destinent à mettre le cap sur l’Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d’abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum.
C’est là qu’avec Gollum, sur les rives d’un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d’un courage et d’une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le « précieux » anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés… Ce simple anneau d’or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s’en doute encore…

Sortie en salle le 12 décembre 2012
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=119089.html

  One Response to “Le Hobbit : un voyage inattendu”

  1. Aloa msieur lord,
    Je partage en grande partie ton analyse (plaisir de retrouver les terres du milieu, certains
    personnages, une qualité d’image et un souci de perfection pour les décors…) mais
    une partie de la magie s’est envolée (j’avoue mettre le Sda niveau plaisir cinématographique au-dessu du lot pour avoir passer repasser la trilogie version longue 5 ou 6 fois :-)).
    On sent clairemement que l’histoire de Bilbon s’adresse clairement à un public jeune: les nains parfois plus proches de Blanche Neige dans leurs facéties, Thorin qui a plus le physique fin d’un Eragorn, la scène des 3 trolls, le charriot de Radagast limite père noël… et le fil un peu simpliste du dragon géant.
    Là où SdA dévoile un monde sombre, où les races cohabitent avec bcp d’animosité et de rancoeurs, où quasi chaque personnage a une histoire lourde et un passé tourmenté, l’histoire de Bilbon parait nettement plus légère et linéaire.
    Mais bon, bien sur que j’irai voir la suite pour tout le reste et avec grand plaisir mais (même si je le savais d’avance ^^) la fin de SdA me laissera un grand vide et fera que je regarderai encore longtemps cette trilogie.

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