Le livre de Cendres – Mary Gentle

 

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Le Livre de Cendres est une tétralogie écrite par Mary Gentle. Il s’agit d’une uchronie sur la fin du quinzième siècle, et plus précisément sur deux ans de la vie de l’héroïne, Cendres en 1476.

L’histoire est présentée de façon très surprenante, puisqu’il y a en fait deux fictions l’une dans l’autre. La première, de notre époque, raconte comment un historien à découvert le manuscrit  à partir duquel il traduit actuellement l’histoire de Cendres. Quand il a fini de traduire un chapitre, il nous le présente à la lecture, et ainsi de suite.

J’avoue qu’au départ j’avais quelques doutes, pensant que seule la partie historique était une fiction, et le reste un échange entre l’historien et son éditeur afin de broder ou présenter les chapitres.

Mais les interactions entre les deux histoires sont au fur et à mesure de plus en plus présentes, sans trop en dévoiler, disons que ce que l’auteur traduit sur la vie de Cendres permet de faire des découvertes archéologiques qui vont appuyer ses dires.

L’histoire de la capitaine mercenaire Cendres est passionnante sur les deux premiers volumes, c’est rythmé, très adulte et reflétant bien la vie à la dure de cette époque, l’intrigue est bien montée, et on ne sait pas trop où l’auteur veut en venir mais on s’attache à l’héroïne (qui à plutôt une saveur d’anti-héroïne d’ailleurs, puante, ordurière, guerrière, masculine). Et nous découvrons au passage l’histoire oubliée de la Bourgogne, s’appuyant sur des faits historiques véritables au départ mais qui dérive vite sur une histoire … parallèle.

Mon engouement s’effondre cependant au 3ème volume, qui est d’une platitude désolante. Il ne se passe rien, et surtout ce ne sont que des redites des deux premiers. L’héroïne se perd dans des doutes qui la font ressasser en permanence les mêmes interrogations.

Le quatrième volume relance un peu l’intérêt, mais mon attention se noie dans des explications totalement incompréhensibles de l’auteur sur le fond de l’intrigue centrale. Reste heureusement la part d’action qui réveille un peu le lecteur, mais bon au final je commençais à être impatient d’en terminer pour passer à autre chose.

Dans l’idée, cette double fiction est tout bonnement excellente et surprenante (cela fini quand même en SF), par contre la narration s’essouffle sur la durée, devenant lourde et répétitive. Difficile à lire, chaque page est emplie de termes peu usités dans notre langage courant, il faut parfois se relire pour comprendre le sens.

A conseiller donc aux lecteurs très avertis, ce n’est pas un bouquin reposant pour la réflexion. Mais bon franchement, rien que pour le concept et les deux premiers tome, cela mérite d’y jeter un oeil.

Présentation du dos du livre

1476. Gênes est à feu et à sang. Les Carthaginois et leurs golems maléfiques ont envahi le sud de l’Europe afin de détruire l’empire de Frédéric de Habsbourg. Une nuit éternelle les accompagne. Rien ni personne ne semble en mesure de les arrêter. Pourtant, une femme de dix-neuf ans, capitaine d’une troupe de mercenaires, va se dresser sur la route de l’envahisseur. L’histoire a oublié cette guerrière au visage couturé et aux cheveux trop blonds. Elle s’appelait Cendres, et la légende dit qu’elle était plus farouche que le lion et guidée par la voix d’un saint.

Volumes

1999 – La guerrière oubliée – 574 pages
1999 – La puissance de Carthage – 622 pages
1999 – Les Machines sauvages – 533 pages
2000 – La dispersion des ténèbres – 735 pages

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