déc 102011
 

Un nouvel album de Nightwish c’est toujours un grand évènement ! Il était évident que je serais à la Fnac ce 5 décembre pour me l’accaparer et m’en régaler les oreilles. Un bel emballage, deux CD, un mini poster, un livret bien décoré avec les paroles, avant même de l’écouter c’est déjà encourageant.

Un petit tour en musique ? C’est parti !

On remonte la boite à musique, crrrr, crrrr, crrrr, ainsi démarre la première chanson, en finlandais avec la voix grave de Marco s’il vous plait ! Le ton est donné, on est en pleine douceur et l’objectif est d’emmener l’auditeur dans des contrées merveilleuses et éloignées. Taikatalvi, traduction imagée : le brouillard qui plane sur les champs au printemps (qui est d’ailleurs aussi le nom d’un album de Sonata Arctica). La chanson reflète bien cette ambiance, prometteuse pour la suite.

En second, Storytime qui nous rappelle qu’on écoute du Nightwish, avec cette petite mélodie récurrente au piano qui va nous suivre un peu tout au long de l’album. Le rythme s’accélère, les guitares se réveillent, et Anette s’engage sur un chant rapide et très entraînant. Coupures et changements de rythmes, violons, coeurs et cuivres, l’impression d’avoir déjà entendu cela dans les albums précédents est flagrante.

Comme pour tous les albums, c’est Tuomas Holopainen qui se colle aux compositions, le style est donc fidèle à cette originalité qui a fait le succès du groupe. Mais l’orientation donnée aux mélodies tend maintenant plus vers de la musique de film que du classique métal symphonique. Le troisième titre, Ghost River est un parfait exemple de ce qui pourrait accompagner un long métrage fantastique.

Les pistes empruntent à tous les genres, un peu de blues pour la très belle Slow, Love, Slow, démarrage juste en contrebasse et piano, trompette et voix d’Anette et Marco, une merveille. Puis du celtique sur I Want my tears back, avec son intro et ses breaks à la cornemuse.

Mais mon top of the top, la chanson qui fait basculer l’album de bon à démentiel, c’est Scaretale. Démarrage avec coeurs d’enfants, puis le concert qui se lance dans un rythme infernal, violons, batterie, coeurs et cuivres, et zou on rechange de style, la gratte bien métaleuse reprend le dessus, et Anette s’empare de la musique avec des paroles très rapides, on est dans un conte de fée, Once upon a time in a daymare, le ton est donné ! La suite n’est que succession de coupure et de mélodies différentes, musique de cirque, Marco nous invite sous son chapiteau, je ferme les yeux, j’y suis, la flûte et la rythmique de marche ouvrent la porte à la grande parade, jusqu’au retour des violons et la chanson qui reprend le dessus.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=iinu6ZMs-I4

http://www.youtube.com/watch?v=5kYvWYIWaaQ&feature=results_main&playnext=1&list=PLDC971A2F83F4D542

Pas de bol, sans coupure, juste derrière, se trouve l’instrumental Arabesque qui nous emmène en Afrique du nord avec son pungi de charmeur de serpent et cette musique qui nous fait surfer sur les dunes de sables. Le charme ne redescend pas ! Un bonheur pour les oreilles.

Les titres qui suivent ont du mal à trouver leur place, même s’ils restent très agréables, ils sont plus classiques et ne détonnent pas après l’écoute de Scaretale. Jusqu’à la 11ème qui renoue avec les classiques du groupe, une bonne chanson sympho rapide entraînante qui devrait déchaîner les foules en concert (vivement le 17/04/2012 !). L’avant dernière, 13,38 minutes, Song of Myself, est une très douce et lente chanson triste, qui marque la fin de l’histoire avec mélancolie.

Heureusement nous clôturerons avec le titre éponyme de l’album, qui n’est en faite qu’un melting pot de tous les titres qui le compose. On y retrouvera donc les meilleurs mélodies, ce qui permet de laisser l’audition sur une excellente impression.

Imaginaerum n’est plus vraiment du Nightwish, c’était mon premier sentiment à son écoute. J’aimais bien mais cela me donnait l’impression d’écouter du Danny Elfman, une bande originale qui collerait à merveille avec la plupart des Burton, comme dans Alice au pays des merveilles. Et puis après plusieurs dizaines d’auditions, Nightwish est en fait toujours là, parce que ce sont bien leurs sonorités, leurs arrangements, leurs voix, leur manière de composer des chanson. Cet album surprendra les fans, plus calme, plus reposant, il n’en est pas moins envoûtant, mais c’est un vrai concept album qui mélange imagination, folie, fête foraine et fantaisie.

Holopainen a réussi son pari puisque c’est bien ce qu’il voulait réaliser : la bande originale d’un film dont il a écrit l’histoire et qui sortira courant 2012 en Finlande. Le sujet est assez proche de l’idée de Big Fish, un vieillard qui reste cantonné à son imagination d’enfant. Cela devrait être intéressant … rien que pour la musique déjà ;)

Le second CD reprend tous les titres du premier mais uniquement en version instrumental. Pas grand intérêt sinon de le passer en musique de fond pour profiter plus encore de la richesse de composition de Tuomas.

En tout cas, un bel album qui peut être écouté par tous, fans de métal ou non.

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