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A Knight of the Seven Kingdoms A Knight of the Seven Kingdoms


En cours : Saisons : 1 - Episodes : 6 de 40 mn chacun

Date de sortie : 18/01/2026
sur HBO
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Série prévue en 3 saisons, la première début 2026, la second pour fin 2027.
Adaptation des romans Tales of Dunk and Egg de George R. R. Martin, préquelle (90 ans) de Game of Thrones.


PRESENTATION
Un siècle avant les événements de « Game of Thrones », deux héros improbables erraient dans Westeros... un jeune chevalier naïf mais courageux, Ser Duncan le Grand, et son petit écuyer, Egg. À une époque où la lignée Targaryen détient encore le Trône de fer et où le souvenir du dernier dragon n'a pas encore disparu de la mémoire collective, de grands destins, de puissants ennemis et de dangereuses aventures attendent ces amis improbables et incomparables.
MON AVISAvis : Très bien
Cliquez pour agrandirJ'avais adoré Game of Thrones, du moins dans les premières saisons, trouvant que la fin trainait en longueur et à laquelle il manquait la richesse scénaristique de l'auteur, puisque les romans n'étaient pas terminés.

Je me suis donc lancé dans A Knight of the Seven Kingdoms avec une certaine appréhension. A quel niveau qualitatif allions nous avoir droit ?

La série se focalise sur deux personnages sans prétentions. Un grand et costaud écuyer, Dunk, qui vient de perdre son mentor, et un jeune et frêle garçon chauve croisé au hasard d'une auberge. Le géant, pas très futé mais bienveillant, rêve de se faire passer pour un chevalier et se couvrir de gloire au tournoi d'Ashford. Le gamin, qui a la curiosité et la témérité propre à son âge, semble abandonné à son sort et se raccroche à l'espoir d'accompagner Dunk comme écuyer.
Ce contexte initial est touchant, aucun des deux n'est adapté à son rôle mais ils vont devoir affronter l'adversité ensemble.

Avec le temps, leur relation se développe, mettant en avant un contraste saisissant entre la nigauderie de Dunk, et l'intelligence et la sagesse de Egg. On en est à se demander qui mentor qui ? Cela donne des scènes et des dialogues croustillants et surprenants, avec beaucoup d'humour et de second degré. Comment un adulte un poil stupide peut-il éduquer un enfant qui semble plus éveillé que lui.

Dunk se rattrape par son humanité, sa croyance dans les saines valeurs de chevalier (protéger l'innocent), et par l'attachement qu'il développe avec le garçon. Par sa présence et son raisonnement, ce dernier fait sans le vouloir évoluer Dunk d'écuyer en Chevalier, pour lui même trouver sa place d'écuyer.

La série, contrairement à sa grande sœur, se déroule uniquement dans le microcosme du tournoi. Et l'intrigue principale va tourner autour de Dunk, qui cherche absolument à y participer. Ce qui de fil en aiguille va le faire côtoyer des personnages de plus en plus puissants de Westeros, qui sont venus jouter ici. Il va se retrouver, lui simple et pauvre soi-disant chevalier errant, en plein conflit des grandes familles.

C'est le développement des caractères qui fait la force de cette série. Dunk est excellent dans son rôle, avec une rude gentillesse, et une belle vaillance irréfléchie, il provoque sans le vouloir les situations inextricables qui le poussent à se surpasser. Egg est quand à lui une merveille de personnage, avec une agilité intellectuelle uniquement freinée par son jeune âge, il se révèle très mature et plein de surprises.

Les surprises, c'est ce dont le récit ne manque pas. Chaque épisode apporte son lot d'événements toujours plus impressionnants, qui me laissent scotchés avec la folle envie de démarrer l'épisode suivant. Au départ on s'attend à la facilité, celle de transformer les rêves de gloire de Dunk en réalité (comme dans l'excellent film Chevalier). Mais plus la série avance et plus la faisabilité de participer au tournoi s'éloigne, et les complications s'accumulent.

Heureusement la série apporte aussi son lot d'humour, que ce soit de situation ou de dialogue, parfois légèrement gras, mais très original et réaliste pour cette l'époque. Cela faisait longtemps que je n'avais pas pouffé devant ma télé, et il faut vraiment me surprendre pour y arriver.

La réalisation est de bon niveau, l'histoire est aisée à suivre sachant qu'elle prend un peu son temps. Les décors et costumes profitent de l'environnement minimaliste, il n'y a rien de clinquant ni de très beau, c'est la campagne, la boue et la saleté qui prédominent. Mais c'est probablement ainsi beaucoup plus réaliste.

Je vais dévorer les 4 premiers épisodes, mais je vais ensuite redescendre avec les 2 derniers. La bataille tant attendue depuis le début se fait attendre, le 5e épisode se permettant de nous faire un long flash back sur la jeunesse de Dunk avant d'entamer les hostilités. Mais celles ci arrivent enfin, et même si le combat n'est pas fulgurant ni flatteur pour la rétine, il a le mérite de montrer un affrontement, mou, mais brutal.

Le dernier épisode fera office d'épilogue, les évènements sont passés, et le récit se contentera de montrer le chemin que chacun va choisir. Cela conclut la série sur une note assez frustrante, le magnifique intérêt du début étant plombé par une narration beaucoup plus lente et sans véritable attrait.

Dans l'ensemble j'ai quand même adoré la série, mais on pourra lui regretter des épisodes vraiment très courts (30mn) et un final sans panache. C'était l'histoire d'un anti-héros qui l'est resté.

Nota pour moi-même : penser à lire le roman !

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Aujourd'hui 10:37 par LordTRY