Il y a des albums qui s’approprient dès la première écoute, et d’autres qui nécessiteront plus de temps, plus de patience. Après un magnifique The Days Of Grays sorti en 2009, ce nouvel et 7ème opus peut surprendre car il s’éloigne du purement mélodique du dernier pour revenir vers le style de Unia (2007) : plus rythmé, plus speed, et avec des mélodies et des variations musicales qui font comme un air de déjà entendu. Tony Kakko fait du Tony Kakko, classique, les premiers titres me donneront même l’impression d’écouter les albums précédents, difficile de se renouveler quand on est toujours le seul compositeur du groupe. Losing my insanity est l’exemple même de la chanson standard, typique de Sonata. Le chant de Tony est pour beaucoup dans cette resucée. Et en même temps son chant est toujours aussi excellent, ses intonations, ses délires vocaux, sa manière de parler en douceur sur un titre, c’est aussi tout le caractère de Sonata.
Hormis le premier titre (Only The Broken Hearts), le début de l’album me laisse plutôt froid. Le réveil se fera heureusement à partir du 5ème, I Have A Right qui fait preuve d’originalité, plus touchante, des paroles rapides mais entraînantes, un joli refrain toujours très Sonatien joué avec de nombreuses nuances (avec instruments, sans, un ton au dessus, comme ils adorent le faire). La suite confirmera ce réveil avec le sentiment de retour dans le temps, se rapprochant de compositions d’albums plus anciens, The Days avec son piano rapide, Cinderblox qui se tape un délire au banjo et un long passage de guitares très speed, et les deux titres Wildfire (part 2 et 3) qui nous font nager en pleine ambiance Western sont sans hésitation les points forts de l’album. Toute l’expérience de Sonata dans deux pistes de 8mn chacune qui se suivent et vont varier tous les styles, tous les rythmes, douceur et brutalité, breaks et refrains survitaminés, piano et violon … déroulé de chanson dont on retrouvera un schéma assez similaire à Power Of One (pour moi le meilleur titre du groupe, album Silence en 2001).
Au final, après une longue digestion, cet album est du bon Sonata, même s’il est moins original que le précédent, même si la plupart des titres ne renouvellent pas le genre, ils restent fidèles à leur style très caractéristique, dans la continuité d’Unia, avec cependant une touche folk et les derniers titres plus envoûtants et variés qui laisseront l’auditeur sur une bonne impression.
Sortie le 18 mai 2012 - 12 titres pour une durée totale de 56mn
- Only The Broken Hearts (Make You Beautiful)
- Shitload Of Money
- Losing My Insanity
- Somewhere Close To You
- I Have A Right
- Alone In Heaven
- The Day
- The Day
- Cinderblox
- Don’t Be Mean
- Wildfire, Part:II – One With The Mountain
- Wildfire, Part:III – wildfire Town, Population: 0
- Tonight I Dance Alone (Limited Edition Bonus Track)

En m’asseyant sur le très confortable siège à bascule (comme dans les avions) du Montparnos et en découvrant les premières images, je me suis dis que j’allais passer un très bon moment. L’introduction de ce film qui présente les différents personnages est pleine d’humour et d’émotions, et nous sommes immédiatement touchés et attachés à ces seniors. Et quelle brochette d’acteurs anglais de qualité, portée par la magnifique Judi Dench au visage si expressif.
Vient d’ouvrir à la Porte de Versailles l’exposition sur le tombeau et les trésors de Toutankhamon, qui durera jusqu’au 1er septembre 2012. Pour environ 15€ sur place (ou 18€ le billet coupe-file), vous pourrez découvrir une reconstitution partielle de son tombeau, et surtout des copies de tous les objets qu’il contenait.
Le grand Tim Burton n’est plus ! C’est très clairement l’impression amère ressentie tout au long de ce Dark Shadows, film médiocre composé avec facilité, masse clichés, et hélas aucune originalité.
Une critique rapide pour dire ce Margin Call est le film le plus cynique que j’ai pu voir sur le monde de la finance. Joué de main de maître par des acteurs tous plus crédibles les uns que les autres, ce film raconte la chute d’une entreprise boursière, la première à se rendre compte qu’elle a dépassé les limites et que ses investissements ne sont plus fiables, et va montrer à quel point le patron veut sauvegarder la rentabilité et les intérêts de sa société même au détriment de tout le marché, allant même jusqu’à imaginer le potentat de faire du fric sur un crash !
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