Star One : It all ends here

Un bon progressif entraînant !

Opus Doria : Reborn

Complètement planant

Fairyland

Une claque métal sympho !

Sonata Arctica : I have a right

Nouvel album sorti le 18/05

Ayreon

Encore un incontournable !
 

Il y a des albums qui s’approprient dès la première écoute, et d’autres qui nécessiteront plus de temps, plus de patience. Après un magnifique The Days Of Grays sorti en 2009, ce nouvel et 7ème opus peut surprendre car il s’éloigne du purement mélodique du dernier pour revenir vers le style de Unia (2007) : plus rythmé, plus speed, et avec des mélodies et des variations musicales qui font comme un air de déjà entendu. Tony Kakko fait du Tony Kakko, classique, les premiers titres me donneront même l’impression d’écouter les albums précédents, difficile de se renouveler quand on est toujours le seul compositeur du groupe. Losing my insanity est l’exemple même de la chanson standard, typique de Sonata. Le chant de Tony est pour beaucoup dans cette resucée. Et en même temps son chant est toujours aussi excellent, ses intonations, ses délires vocaux, sa manière de parler en douceur sur un titre, c’est aussi tout le caractère de Sonata.

Hormis le premier titre (Only The Broken Hearts), le début de l’album me laisse plutôt froid. Le réveil se fera heureusement à partir du 5ème, I Have A Right qui fait preuve d’originalité, plus touchante, des paroles rapides mais entraînantes, un joli refrain toujours très Sonatien joué avec de nombreuses nuances (avec instruments, sans, un ton au dessus, comme ils adorent le faire). La suite confirmera ce réveil avec le sentiment de retour dans le temps, se rapprochant de compositions d’albums plus anciens, The Days avec son piano rapide, Cinderblox qui se tape un délire au banjo et un long passage de guitares très speed, et les deux titres Wildfire (part 2 et 3) qui nous font nager en pleine ambiance Western sont sans hésitation les points forts de l’album. Toute l’expérience de Sonata dans deux pistes de 8mn chacune qui se suivent et vont varier tous les styles, tous les rythmes, douceur et brutalité, breaks et refrains survitaminés, piano et violon … déroulé de chanson dont on retrouvera un schéma assez similaire à Power Of One (pour moi le meilleur titre du groupe, album Silence en 2001).

Au final, après une longue digestion, cet album est du bon Sonata, même s’il est moins original que le précédent, même si la plupart des titres ne renouvellent pas le genre, ils restent fidèles à leur style très caractéristique, dans la continuité d’Unia, avec cependant une touche folk et les derniers titres plus envoûtants et variés qui laisseront l’auditeur sur une bonne impression.

Sortie le 18 mai 2012 - 12 titres pour une durée totale de 56mn

  1. Only The Broken Hearts (Make You Beautiful)
  2. Shitload Of Money
  3. Losing My Insanity
  4. Somewhere Close To You
  5. I Have A Right
  6. Alone In Heaven
  7. The Day
  8. The Day
  9. Cinderblox
  10. Don’t Be Mean
  11. Wildfire, Part:II – One With The Mountain
  12. Wildfire, Part:III – wildfire Town, Population: 0
  13. Tonight I Dance Alone (Limited Edition Bonus Track)

Indian Palace

 Posted by Lord at 14 h 36 min  Films  No Responses »
mai 202012
 

Indian PalaceEn m’asseyant sur le très confortable siège à bascule (comme dans les avions) du Montparnos et en découvrant les premières images, je me suis dis que j’allais passer un très bon moment. L’introduction de ce film qui présente les différents personnages est pleine d’humour et d’émotions, et nous sommes immédiatement touchés et attachés à ces seniors. Et quelle brochette d’acteurs anglais de qualité, portée par la magnifique Judi Dench au visage si expressif.

Leur rencontre et leurs débuts dans leur nouvel environnement, cet hôtel indien délabré, est une succession très rythmée de dialogues et situations très amusantes, avec ce flegme et second degré si particulier aux anglais, ce qui donnera une première moitié du film vraiment passionnante.

L’histoire malheureusement s’enfonce ensuite dans des méandres mélodramatiques, tranches de vie sans intérêt majeur ni humour, et transforme en sérieux et légèrement ennuyeux cette belle comédie. La fin est déjà présumée depuis longtemps et sera donc sans surprises voir même banale.

Mais j’en ressors cependant avec un bon souvenir, par le simple régal d’avoir admiré ces figures emblématiques du cinéma anglais, ces acteurs qui jouent et expriment à la perfection, et qui se délectent de taquineries et de comportement immatures (ah les deux dragueurs qui hante les hôtels de luxe pour se caser avec un(e) riche).

N’oublions pas le jeune Dev Patel (Slumdog Millionnaire) qui excelle dans sa dépense d’énergie et son dynamisme pour s’occuper de ses pensionnaires et faire survivre son hôtel, et aussi le paysage indien, la culture et le fourmillement de la ville qui sont filmés avec beaucoup de chaleur et de couleurs.

Indian Palace est un film qui aurait pu être une petite merveille, cependant la pauvreté de l’intrigue et l’irrégularité du rythme de la seconde moitié amenuisent son intérêt. Mais il reste à voir pour son humour anglais et ses acteurs qui ont tous un rôle à leur mesure.

Synopsis
L’Angleterre n’est plus faite pour les seniors, même la retraite se délocalise ! Plusieurs retraités britanniques coupent toutes leurs attaches et partent s’établir en Inde, dans ce qu’ils croient être un palace au meilleur prix. Bien moins luxueux que la publicité ne le laissait entendre, cet hôtel délabré au charme indéfinissable va bouleverser leurs vies de façon inattendue.

Sortie en salle le 9 mai 2012
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=186338.html

 

TOUTANKHAMONVient d’ouvrir à la Porte de Versailles l’exposition sur le tombeau et les trésors de Toutankhamon, qui durera jusqu’au 1er septembre 2012. Pour environ 15€ sur place (ou 18€ le billet coupe-file), vous pourrez découvrir une reconstitution partielle de son tombeau, et surtout des copies de tous les objets qu’il contenait.

L’exposition démarre comme une visite guidée, avec l’obligation de porter un audio guide car tout est commenté ainsi, et vous entrerez par groupe de 80 dans les premières salles. Cela commence par deux films qui content l’histoire de la famille du pharaon et celle de Howard Carter qui a ouvert son tombeau. Très bien narré avec photos d’époque à l’appui, on comprend la passion de Carter et l’excitation qu’il a du ressentir après des années de fouilles lors de la découverte du tout premier tombeau égyptien protégé de tout pillage.

Les salles suivantes nous montrerons l’agencement des objets dans les salles du tombeau, jusqu’à un hall contenant  les 4 tombeaux s’empilant comme des poupées russes les uns dans les autres (très impressionnant) jusqu’au sarcophage final du pharaon. Si le début de l’expo ne m’avait pas particulièrement passionné, la vue de ce hall m’a complètement bluffé !

Puis ensuite de nombreuses vitrines emplies d’objets de tous types : chars, armes, bijoux, statuettes … plus de milles objets parfaitement reproduits qui vous ferons briller les yeux comme si c’étaient des vrais. Je suis admiratif de la qualité du travail fourni, chaque objet fourmille de détails.

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2h de visite, pour une expo qui saura vous saisir par la richesse du tombeau de Toutankhamon, des tonnes d’or travaillées magistralement pour être enfouies pendant des milliers d’années au profit d’un seul homme, des agencements et empilements d’objets dont le génie mettra votre réflexion à contribution (comment ils ont fait  pour construire 4 tombeaux en or qui s’emboîtent les uns dans les autres dans une salle minuscule dans le noir !). En tout cas que d’efforts, d’or et de temps nécessaire pour un tombeau !

L’audio guide vous donnera des informations à la demande sans vous abrutir de détails superflus, et chaque objet vous retiendra quelques minutes juste pour en apprécier la finesse de l’ouvrage. Une belle exposition qui restitue fidèlement la richesse et la grandeur de l’Egypte d’antan.

Les photos de ma visite -> http://www.homelord.fr/zenphoto/2eme-trimestre-2012/toutankhamon/

Dark Shadows

 Posted by Lord at 20 h 00 min  Films  No Responses »
mai 162012
 

Dark ShadowsLe grand Tim Burton n’est plus ! C’est très clairement l’impression amère ressentie tout au long de ce Dark Shadows, film médiocre composé avec facilité, masse clichés, et hélas aucune originalité.
L’introduction est assez réussie, narration de la vie du héros en 1760, son amour perdu, son opposition avec une sorcière qui le transforme en vampire, son enterrement vivant, tout cela laisse augurer d’un film attrayant.
Mais ensuite tout tombe à plat.L’histoire est navrante de simplicité, pas passionnante pour deux sous, et les scènes s’enchaînent plus comme des successions de sketchs que comme une trame continue et construite. On se retrouve face à un film de série B, avec des décors moyennement bien réalisés, des effets spéciaux minimalistes, des personnages caricaturaux, et une ressucée des gags des visiteurs sans aucune touche d’humour un tant soit peu digne de ce nom. Voir notre vampire en 1972 tater avec étonnement la surface du goudron de la route, ou démonter la télé pour en faire sortir les farfadets, c’est d’un pitoyable navrant, avec des mimiques tellement clichées que c’en est même horripilant, surtout de la part de Burton. Le public de moins de 20ans semblait apprécier ces blagues, mais je n’ai pas vu d’adultes ne serait-ce que sourire aux boutades de Johnny Depp.

Depp justement, toujours fidèle à lui-même, joue un rôle sans aucune profondeur ni charisme, et aurait parfaitement trouvé le ton dans la Famille Adams. Eva Green, la sorcière, tire plutôt bien son épingle du jeu, incarnant à merveille la splendide méchante qui sait user de ses charmes. Les autres personnages sont sans saveur, la femme de Burton (Helena Bonham Carter) n’est présente que pour toucher son cachet (un rôle totalement dispensable), Michelle Pfeiffer est heureusement toujours aussi belle mais son personnage est trop vite survolé, seule l’héroïne de Kick-Ass (Chloë Moretz) s’en sort pas trop mal avec quelques répliques plus piquantes que les autres.

Si au moins le rythme avait permis de maintenir l’attention du spectateur. Mais non, en fait il ne se passe rien, c’est une succession de longueurs et de dialogues soporifiques, et si vous avez le malheur d’avoir vu la bande annonce, vous connaissez déjà l’intégralité des scènes animées.

Je regrette ce manque d’effort, dans la construction de l’histoire, dans l’opposition entre un vampire et une sorcière qui aurait pu donner des moments magiques dans tous les sens du terme (autrement que dans les 5 dernières minutes du film), dans l’absence d’humour ou de sérieux, et même dans la musique qui passe totalement inaperçue (décevant pour un Danny Elfman !). Quand on en devient obligé à faire appel à une vieille star du rock comme Alice Cooper pour animer 5 bonnes minutes du film, c’est qu’on a vraiment besoin de combler l’incommensurable désolation de son oeuvre. D’ailleurs l’image de fin ne fera que confirmer mes convictions, pourquoi tomber si bas dans la facilité…

Un film plat et sans âme, une déception considérable, une impression de s’être fait avoir par un réalisateur de renom qui n’est plus que l’ombre de lui-même (il est passé où le génie taré qui osait et surprenait !). A voir à la rigueur à la TV comme il se doit pour une série B.

Synopsis
En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant.
Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…

Sortie en salle le 9 mai 2012
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=130298.html

Margin Call

 Posted by Lord at 20 h 21 min  Films  No Responses »
mai 132012
 

Margin CallUne critique rapide pour dire ce Margin Call est le film le plus cynique que j’ai pu voir sur le monde de la finance. Joué de main de maître par des acteurs tous plus crédibles les uns que les autres, ce film raconte la chute d’une entreprise boursière, la première à se rendre compte qu’elle a dépassé les limites et que ses investissements ne sont plus fiables, et va montrer à quel point le patron veut sauvegarder la rentabilité et les intérêts de sa société même au détriment de tout le marché, allant même jusqu’à imaginer le potentat de faire du fric sur un crash !

La force du film tient dans son interprétation et dans les dialogues, qui sont tous pertinent et dérangeants. Dérangeants car on imagine aisément qu’ils ont du être la réalité lors du crash boursier, les traders n’ayant pas hésité à vendre des valeurs qui sont à perte pour l’acheteur, en tout connaissance de cause, juste pour « passer la patate chaude » avant qu’elle ne leur pète à la figure. Faire du fric quelle que soit la situation, sauver les meubles même si cela ne fera qu’aggraver l’état global du marché. Et moraliser la dessus à coup de : on y est pour rien, de toute manière cela ne changera plus rien au crash qui arrive, et toutes ces spéculations sont en fait la cause des classes pauvres et moyennes qui veulent vivre au dessus de leurs moyens mais sans vouloir savoir d’où vient le fric, les gens sont ainsi et je cite une 20aine de dates de crashs précédents donc on ne changera pas la nature humaine on en profite pour faire du fric …

C’est la réalité en plein la figure, avec un magistral Jeremy Irons qui se régale dans son rôle de PDG charismatiquement ignoble et doucereux, et un Kevin Spacey qui subit la situation en essayant de conserver le sens des valeurs.

Le film n’a pas fait grand bruit, mais mérite d’être vu ! Un tension qui monte en puissance jusqu’au trois quart du film, et quelques longueurs sur la fin, mais une belle vision de ce qu’a pu être le déclenchement du dernier crash boursier et la réaction des traders qui l’ont vu venir les premiers.

Synopsis
Pour survivre à Wall Street, sois le premier, le meilleur ou triche. La dernière nuit d’une équipe de traders, avant le crash. Pour sauver leur peau, un seul moyen : ruiner les autres…

Sortie en salle le 2 mai 2012
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=181773.html

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